Nouvelle condamnation de braconniers de civelles

Le 07 février 2019 par Stéphanie Senet
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Le trafic portait sur 600 kilogrammes d'alevins d'anguilles
Le trafic portait sur 600 kilogrammes d'alevins d'anguilles

Dans un jugement rendu ce 7 février, le tribunal correctionnel de Nantes a condamné 9 trafiquants de civelles à des peines de prison et à des amendes allant de 5.000 à 30.000 euros.

Le tribunal correctionnel de Nantes récidive. Après des peines exemplaires prononcées en septembre 2017 contre 13 braconniers de civelles, il vient à nouveau de prononcer un jugement qui se veut dissuasif. Agés de 24 à 67 ans, les 9 prévenus impliqués dans un trafic international portant sur 600 kilogrammes de civelles, ont tous été condamnés. Certains d’entre eux sont des pêcheurs professionnels de Loire-Atlantique et plusieurs associations, dont France Nature Environnement, Bretagne vivante et Robin des bois, s’étaient portées parties civiles.

Espèce menacée

Les alevins ont transité en 2016 par l’Espagne avant d’être vendus au marché noir en Asie (entre 300 et 2.000 € le kilogramme), selon Presse Océan. L’anguille est une espèce protégée par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) depuis 2009. Elle est inscrite sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), elle est interdite à l’exportation hors de l’Union européenne et fait l’objet d’un quota de pêche en France.

Jugements en série

Les magistrats ont condamné les braconniers à des peines allant d’un an de prison avec sursis à deux ans ferme, et à des amendes individuelles oscillant entre 5.000 et 30.000 €. Par ailleurs, 8 d’entre eux devront verser 230.000 € au total au titre du préjudice écologique, constitué par la désorganisation de la filière de pêche aux bébés anguilles et par le trafic lui-même, selon les magistrats. Enfin, les saisies opérées pour 650.000 € ont toutes été confisquées par la justice. Les prévenus ont 10 jours pour faire appel. Les jugements de ce type se multiplient dans l’Hexagone. Des peines similaires avaient été prononcées par le tribunal correctionnel de Saintes en décembre 2017.

 

 



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