Nouvel incident à Thorp

Le 11 mai 2005 par Enerpresse
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Cela ne pouvait pas tomber à un plus mauvais moment. Alors que Tony Blair, fort de son troisième mandat doit annoncer une relance du nucléaire civil, voilà que l’usine de retraitement de Thorp est le théâtre d’un nouvel incident. Dans les derniers jours d’avril (mais la nouvelle n’a été rendue publique que lundi, ndlr), une conduite percée a laissé s’écouler, dans un bassin de rétention en acier, plusieurs dizaines de tonnes de déchets liquides. Pour l’instant isolés, ces résidus ne sont pas totalement inoffensifs. Provenant de l’atelier de dissolution des combustibles usés, ils contiennent une vingtaine de tonnes d’uranium enrichi et environ 400 kilogrammes de plutonium. Sans compter la solution à base d’acide nitrique. L’activité de l’usine a été stoppée, le temps de trouver un moyen de récupérer ces déchets dangereux. Ce lock out devrait coûter plus d’un million de livres par jour aux contribuables britanniques. Un argument que ne manqueront pas d’utiliser les anti-nucléaires, outre-Manche. Mais ils ne seront pas les seuls. Les autorités norvégiennes sont montées au créneau. Lundi, le ministre de l’Environnement, Knut Arild Hareid, a demandé l’ouverture d’une enquête par la Norwegian Radiation Protection Authority. Le nouveau feuilleton de Sellafield ne fait sans doute que commencer.


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