Nouvel avis défavorable au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes

Le 10 février 2015 par Stéphanie Senet
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Le CSPNB rappelle à son tour l'importance des zones humides sur le territoire de Notre-Dame-des-Landes
Le CSPNB rappelle à son tour l'importance des zones humides sur le territoire de Notre-Dame-des-Landes

Nouveau coup dur pour le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Cette fois-ci, c’est le Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité (CSPNB) qui a émis un avis défavorable au nom de la protection des zones humides.

 

Publié sur le site du ministère de l’écologie et daté du 2 février, cet avis souligne la proportion très élevée des zones humides sur les 1.400 hectares de terres visées par le projet. Soit 98% d’entre eux selon les critères pédologiques[1]. «Ce sont en grande partie des zones humides de plateau, mais également de hauts de versant, où apparaissent de nombreuses sources. Il s’agit d’habitats de culture s, de prairies, forêts ou landes humides, et également de sources, ruisseaux et mares, qui abritent des cortèges floristiques et faunistiques remarquables, présentant une grande valeur patrimoniale», relève le Conseil. Son avis souligne aussi la présence d’habitats «liés à des eaux de source de grande pureté, en particulier au niveau des teneurs en éléments azotés». Dernier grief: les bilans des opérations de compensation sur des zones humides restent très insatisfaisants[2] et les restaurations des fonctions écologiques seulement très partielles[3].

Alors que le dossier de Notre-Dame-des-Landes a été rouvert en décembre dernier par le Premier ministre, qui s’est déclaré favorable au lancement des travaux mi-2015, les scientifiques du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) rappellent les conclusions du comité d’experts présidé par l’hydrologue Ghislain de Marsilly, publiées en avril 2013, jugeant que «la destruction de ces zones humides serait très problématique dans le contexte actuel d’intensification agricole et de changement climatique». Les experts ajoutent que les agriculteurs s’avèrent eux-mêmes très réservés par rapport à des mesures compensatoires d’extensification de pratiques agricoles dans les territoires voisins, qu’ils considèrent comme une «double peine». Ce qui ne garantit pas davantage l’efficacité des mesures compensatoires.

Créé par un arrêté du 26 mars 2004, le CSPNB est chargé d’une fonction de veille, de conseil, d’alerte, et de réflexion prospective sur l’ensemble des questions scientifiques concernant le patrimoine naturel terrestre et aquatique (eaux douces ou marines), qu’il s’agisse de paysages, d’écosystèmes, d’espèces ou de génomes.



[1] Liés à la formation et à l’évolution des sols

 



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