Nouveau type de retardateurs de flammes détecté dans le lait maternel

Le 07 mars 2011 par Geneviève De Lacour
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Dans la quête des substances chimiques qui contaminent le corps humain, des scientifiques de l’Université de Birmingham, Royaume-Uni, ont réalisé une nouvelle découverte. Dans une étude publiée le 24 février dans le Environmental Health News, les chercheurs ont analysé le lait maternel de 34 femmes et y ont recherché deux types de retardateurs de flammes : les HBCD et les TBBP-A.

Les retardateurs de flammes sont des molécules qui entrent dans la composition des plastiques et des textiles en prévenant la naissance des flammes. L’une des familles connues est celle des PBDE (Polybromodiphényléthers). Ces retardateurs de flammes étaient ajoutés aux mousses de polyuréthane et utilisés dans la fabrication des meubles et dans certains produits électroniques. Ce type de produit a été banni en Europe et aux Etats-Unis il y a une dizaine d’années, puisque des études avaient démontré leurs effets néfastes sur le développement mental des enfants. 

Quant aux HBCD (Hexabromocyclododécane), ils sont aujourd’hui couramment utilisés dans les polystyrènes servant à l’isolation des bâtiments mais aussi dans certains textiles, comme les rideaux. Les scientifiques britanniques ont mis en évidence, dans leur récente étude, la présence de cette nouvelle famille de retardateurs de flammes dans le lait maternel. L’exposition des enfants via le lait de leur mère serait ainsi quatre fois supérieure à celle des adultes et cela même si l’exposition des adultes est multiple (alimentation, inhalation et ingestion de poussières). Pour les adultes, c’est l’exposition via l’alimentation qui est le facteur prédominant.

Les scientifiques britanniques estiment qu’il faut maintenant rechercher quels sont les effets de ces molécules sur la santé puisqu’ils ne disposent d’aucune donnée toxicologique. Les quelques études animales montrent que les HBCD ont des points communs avec leurs cousins les PBDE. Ils pourraient aussi endosser le rôle de perturbateurs endocriniens et affecter le fonctionnement de la thyroïde en perturbant la production d’hormones.

Enfin, l’inquiétude des scientifiques et d’agences gouvernementales comme l’US EPA, face à l’utilisation de ces nouveaux types de retardateurs de flammes croît avec l’augmentation du nombre d’études rapportant des concentrations non négligeables dans le corps humain.



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