Nouveau rapport sur Deepwater

Le 24 juillet 2012 par Geneviève De Lacour
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Deepwater Horizon en feu
Deepwater Horizon en feu

L’enquête sur l’explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon se poursuit. Un nouveau document, publié aujourd’hui 24 juillet, souligne à nouveau des manquements déjà pointés dans de précédentes enquêtes sur la catastrophe.

Le 20 avril 2010, l'explosion d'une bulle de méthane a provoqué la mort de 11 personnes sur la plate-forme de forage localisée dans le golfe du Mexique, déclenchant la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis. Près de 5 millions de barils de pétrole se sont répandus pendant près de trois mois dans le golfe, souillant les côtes de 4 Etats.

Cette dernière étude a été réalisée par l'agence fédérale américaine du Chemical Safety Board (CSB). Elle estime que BP et le groupe suisse Transocean n'avaient pas de règles clairement établies pour s'assurer que le puits Macondo était correctement scellé avant la rupture qui a déclenché la marée noire.

Le document dénonce de la part de BP et Transocean «de multiples carences dans le système de gestion de la sécurité qui ont contribué à l'accident». BP était propriétaire majoritaire et opérateur du puits Macondo. D’ailleurs BP risque toujours des sanctions au civil, voire au pénal.

Le groupe britannique a déjà provisionné 37,2 milliards de dollars (30,7 milliards d’euros) pour faire face à la catastrophe et la marée noire pourrait lui coûter au total 69 Md$ (57 Md€) si la justice juge BP coupable de faute grave, ce que le groupe conteste avec vigueur.

Transocean était de son côté chargé de forer le puits à 1.600 mètres de profondeur au large de la côte de Louisiane.

Après d'autres rapports (ceux de la commission de la Maison blanche ou encore celui de l’école nationale d'ingénierie), le rapport du CSB se concentre lui sur le test en pression négative, qui aurait pu alerter les ouvriers sur l'instabilité du puits et son danger potentiel.

En dépit du caractère essentiel de ce test, aucune procédure écrite ne décrivait comment le mener à bien, souligne le CSB. Il n'existait pas non plus «de critères écrits ou de limites de sûreté définies pour déterminer la réussite du test», ajoute-t-il.

Réagissant à la publication du rapport, Transocean s'est dit résolu à améliorer constamment ses procédures en matière de sécurité. Un porte-parole de BP a indiqué que l'accident était le «résultat de causes multiples, impliquant de nombreuses parties» et que BP avait «pris des mesures concrètes pour renforcer encore la sécurité et la gestion du risque».

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus