Nouveau procédé américain de dessalement de l'eau

Le 22 décembre 2004 par Claire Avignon
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dessalement
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James Klausner, chercheur à l'université de Floride, développe un nouveau procédé de dessalement de l'eau de mer qui veut détrôner l'osmose inverse.

Les différentes technologies de dessalement continuent à se développer sans réussir à résoudre un problème de plus en plus épineux: elles sont toutes très dispendieuses en énergie alors que la volonté internationale de diminuer les émissions de gaz à effet de serre demande de réaliser des économies d'énergie. Les spécialistes du dessalement tentent donc de valoriser l'énergie dite "fatale", c'est-à-dire produite par un procédé et non utilisée par la suite. C'est le cas, par exemple, des incinérateurs d'ordures – qui valorisent leur chaleur en produisant de l'électricité - et des usines de production d'énergie qui consomment chaque jour de grandes quantités d'eau pour refroidir leur système.

James Klausner, professeur de mécanique, a développé une technologie qu'il appelle DDD pour "diffusion driven desalination" (dessalement fonctionnant par diffusion). Décrit dans le Journal of energy resources technology, le procédé utilise les eaux de refroidissement pour chauffer l'eau salée. Mue par une pompe, l'eau à traiter passe à travers un échangeur qui la chauffe, puis est pulvérisée en haut d'une tour de diffusion, c'est-à-dire une colonne en polyéthylène. Un ventilateur placé en bas de la tour de diffusion souffle de l'air chaud et sec. Lorsque les deux flux – eau salée et air – se rencontrent, l'air sec se charge d'eau. L'air saturé est alors récupéré dans un condenseur où l'on sépare l'eau devenue douce de l'air.

D'après les calculs du chercheur américain, la technologie reviendrait à un coût de 0,7 dollars (50 centimes d'euros) le mètre cube, contre 0.8 dollars (60 centimes d'euros) le mètre cube d'eau dessalée par osmose inverse et 2,6 dollars (2 euros) par distillation. Les coûts sont calculés pour une centrale de 100 mégawatts (MW) qui a le potentiel de produire 5.700 mètres cube par jour, avec une température des eaux de refroidissement de 50°C. Il n'intègre pas le coût de la réserve foncière nécessaire pour implanté le procédé. Celui-ci peut être prohibitif dans les iles notamment, principaux lieux d'implantation des usines de désallement.

Subventionné par le département de l'énergie américain à hauteur de 200.000 dollars (150.000 euros), le procédé devrait obligatoirement être installé dès la construction de l'usine de production d'énergie, afin d'extraire le maximum de chaleur du liquide de refroidissement.



L'université de Floride a déposé un brevet. Avec les Caraïbes, la Floride est le marché le plus important du dessalement de l'eau en Amérique du Nord.




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