Nouveau coup dur pour les oméga-3

Le 12 septembre 2012 par Romain Loury
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On va encore devoir changer de régime.
On va encore devoir changer de régime.

Les compléments à base d’oméga-3 ne sont pas liés à une réduction du risque d’accident cardiovasculaire ou de décès toutes causes confondues, selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Mauvaise année pour ces compléments alimentaires, vantés pour leurs bienfaits préventifs contre les maladies cardiovasculaires: en avril dernier, une étude a déjà montré leur absence d’efficacité en prévention secondaire, c’est-à-dire chez des personnes ayant déjà enduré un accident cardiaque (voir le JDLE).

Publiée par l’équipe de Moses Elisaf, de l’hôpital universitaire d’Ioannina (Grèce), une nouvelle méta-analyse vient élargir ces résultats: les 20 publications scientifiques analysées, portant sur un total de 68.680 personnes, ont trait aussi bien à la prévention secondaire que primaire -chez des gens initialement sans problème cardiovasculaire.

Après regroupement des données de ces 20 études contre placebo, les compléments d’oméga-3 ne semblent efficaces sur aucun des critères analysés: mortalité toutes causes confondues, décès d’origine cardiaque, morts subites de l’adulte, infarctus du myocarde et accidents vasculaires cérébraux (AVC). Seules 2 études portaient sur les oméga-3 alimentaires, ne permettant pas aux chercheurs de trancher à ce sujet.

«Nos résultats ne justifient pas l’usage des oméga-3 en tant qu’intervention médicale courante, ni même les recommandations officielles qui conseillent de les utiliser», commentent-ils. Selon eux, ces acides gras ont acquis leur réputation grâce à d’anciennes études, fortement contredites par de plus récentes.

S’il existe un effet positif, il semble désormais très marginal. «De nouveaux chiffres vont continuer à s’accumuler sur les oméga-3: il sera intéressant d’étudier plus à fond la question de la dose, de l’adhérence au traitement, de la consommation initiale [avant l’entrée dans une étude contre placebo, ndlr] ou du risque cardiovasculaire individuel», concluent les chercheurs.

 



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