Nouveau coup dur pour l’EPR

Le 04 février 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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C'est sur le site de Sizewell qu'EDF veut construire des EPR.
C'est sur le site de Sizewell qu'EDF veut construire des EPR.

Après les années de retard dans la construction de ses deux premières têtes de série, en Finlande et à Flamanville, l’EPR doit encaisser un nouveau coup dur, au Royaume-Uni, cette fois.

Dans un communiqué mis en ligne ce matin, Centrica confirme qu’il ne participera pas à la réalisation de 4 exemplaires du réacteur franco-allemand, en partenariat avec EDF Energy.

Si elle n’est pas tout à fait une surprise, cette annonce est une très mauvaise nouvelle pour la filiale britannique de l’énergéticien français. En 2009, les deux industriels avaient racheté les 8 centrales nucléaires de British Energy, ainsi que 4 projets de réacteurs EPR sur les sites de Hinkley Point et de Sizewell. Dans l’histoire, l’énergéticien britannique avait allongé 20% du montant de la facture, soit 2,2 milliards de livres (2,5 milliards d’euros). Hélas, de retards en délais à rallonge, la mise en chantier des tranches est encore hypothétique. EDF n’a toujours pas pris la décision de construire les réacteurs conçus par Areva et Siemens [JDLE]. Ce qui repousse un peu plus loin les perspectives de retour sur investissement.

«Depuis notre investissement initial, les coûts ont augmenté et le calendrier de la construction a été prolongé d'un certain nombre d'années, confirme Sam Laidlaw. Ces raisons, et en particulier l'allongement du calendrier d'un retour sur investissement dans un projet de cette échelle, nous ont amenés à conclure qu'une participation n'est pas souhaitable pour Centrica et ses actionnaires», ajoute le directeur général de Centrica.

L’énergéticien va donc provisionner un milliard de livres dans ses comptes. Mais n’entend pas céder ses participations de 20% dans les centrales nucléaires en fonctionnement.

De son côté, EDF cherche un nouveau partenaire pour mener à bien son programme nucléaire britannique. Selon certaines rumeurs, l’énergéticien français pourrait s’associer à China Guangdong Nuclear Power Holding Co (CGNPC): il connaît bien l’électricien chinois, pour lequel il a réalisé l’ingénierie de 4 réacteurs de 900 mégawatts, à Ling Ao et Daya Bay, et de deux EPR en cours de construction à Taishan.



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