Nous avons franchi le cap du 1°C de réchauffement

Le 09 novembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le réchauffement pourrait se rafraîchir à la faveur d'un affaiblissement d'El Niño.
Le réchauffement pourrait se rafraîchir à la faveur d'un affaiblissement d'El Niño.
Met Office

Le seuil symbolique est atteint au moment où le gouvernement français réuni les représentants d'une soixantaine de gouvernement pour accélérer les négociations avant la COP 21.

Symbolique, certes. Mais le cap du degré de réchauffement par rapport à l’ère pré-industrielle vient d’être franchi. Selon les calculs du Met Office britannique, la température moyenne globale à la surface de la planète, pour l’année 2015, devrait dépasser de plus de 1°C les moyennes de température observées entre 1850 et 1900.

Territoires inexplorés

Bien sûr, l’influence du puissant phénomène El Niño en cours est en partie responsable de ce coup de chaleur planétaire. Mais il n’explique pas tout. «Nous avons eu des phénomènes naturels similaires dans le passé, mais c’est la première fois que nous atteignons 1°C de réchauffement. Il devient évident que c’est l’influence de l’homme qui conduit notre climat vers des territoires inexplorés», estime Stephen Belcher, patron de l’agence météorologique britannique, dans un communiqué mis en ligne ce lundi 9 novembre.

Ce record, battu alors qu’une soixantaine de ministres en charge des négociation sur le climat tentent d’aplanir leurs différents climatiques à Paris, rappelle une donnée fondamentale. Pour avoir deux chances sur trois de stabiliser le réchauffement à 2°C à l’orée du siècle prochain, nous ne pouvons pas émettre plus de 2.900 milliards de tonnes de CO2 (MdtCO2). L’an passé, l’aiguille du compteur carbonique de l’humanité a franchi le seuil des 2.000 MdtCO2.

397,7 ppm de CO2

Dans un rapport publié le même jour, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) souligne que la teneur de l’atmosphère en gaz à effet de serre (GES) a atteint, en 2014, un niveau record. Dans la dernière édition de son bulletin sur les GES, l’OMM indique que la concentration moyenne de CO2 dans l’atmosphère atteint désormais 397,7 parties pour million (ppm), et s’est accru de 0,48% entre 2013 et 2014. Au printemps 2014 (période durant laquelle ce gaz est le plus abondant), les concentrations de CO2 ont franchi le seuil symbolique de 400 ppm.

La teneur en méthane atteint désormais 1.833 parties pour milliard, en progression de 0,49% en un an. La concentration de peroxyde d’azote atteint désormais 327 ppb, en hausse de 0,34% en un an. Depuis 1750, insiste l’institution onusienne, la concentration de ces trois principaux GES a bondi, respectivement, de 143%, 254% et 121%.



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