Notre-Dame : pas de surcontamination au plomb des enfants parisiens

Le 14 octobre 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Ca va mieux en le disant.
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Potentiellement exposés aux retombées de l'incendie de la cathédrale, les enfants des arrondissements du centre de Paris ne présentent pas de surcontamination au plomb par rapport à la moyenne des enfants de la région, estime l'ARS.

Deux mois après la reprise du chantier de consolidation de Notre-Dame de Paris, le préfet de l’Île-de-France et le directeur général de l'Agence régioale de la santé (ARS) ont dressé un nouveau bilan des pollutions au plomb générées par l’incendie du 15 avril 2019.

Sur le chantier, de nouvelles instructions ont été données aux ouvriers et aux techniciens. Tous sont tenus de porter des équipements de protection individuelle. Tous devront subir une plombémie.

Un chantier hors normes

Dès le mois de janvier, le chantier sera équipé d’une unité de décontamination de 240 personnes. D'ores et déjà, personnels et véhicules doivent utiliser les pédiluves pour éviter la propagation de poussières de plomb. Pour les mêmes motifs, les déblais de la cathédrale sont triés et stockés sous des chapiteaux.

Après la fermeture, pour pollution, de deux écoles parisiennes fin juillet, l’agence régionale de la santé (ARS) a réalisé de nombreux prélèvements de poussières dans des logements et d’établissements recevant des enfants, proches du lieu du sinistre. A la fin du mois de septembre, plus d’une centaine de crèches et d’établissements scolaires ont été vérifiés.

870 enfants dépistés

Parallèlement plus de 870 dépistages de plombémie ont été effectué entre le 15 avril et le 30 septembre, indique l’ARS. A ce jour, 12 enfants ont révélé un taux de plomb dans le sang supérieur au seuil de déclaration obligatoire de 50 µg/l de sang. Soit environ 10% du nombre de cas de saturnisme détectés chaque année dans la région.

Ces plombémies portent sur des enfants habitant les cinq arrondissements les plus touchés par les retombées de poussière de plomb présent dans dans la charpente de l'édifice gothique: les Ier, IVe, Ve, VI et VIIe.

Sans dédouaner totalement les retombées de l’incendie, les enquêtes environnementales ont révélé que ces enfants s’étaient aussi retrouvés en contact avec des balcons recouverts de plomb laminé, de peintures au plomb dégradées, de poussières contenant du plomb (d’origine indéterminée).

Dans les trois quarts des cas, dans les plombémies de contrôle réalisées par la suite, « les valeurs baissent significativement, ce qui veut dire qu'on a bien mis un terme à l'exposition », ajoute  le directeur général de l’ARS francilienne Aurélien Rousseau.



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