Notre-Dame-des-Landes: les grévistes de la faim gardent le cap

Le 27 avril 2012 par Stéphanie Senet
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Les opposants ont entamé leur grève de la faim le 11 avril dernier
Les opposants ont entamé leur grève de la faim le 11 avril dernier

Les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont entamé, le 26 avril, la troisième semaine de leur grève de la faim.

Les 4 grévistes, un paysan à la retraite et un agriculteur dont les terres sont en cours d’expropriation, une conseillère générale du Parti de gauche relayée par un élu d’Europe Ecologie-les Verts au nom du collectif CéDpa (1) ainsi qu’une paysanne boulangère, réclament un moratoire sur l’acquisition des terres.

Les procédures d’expropriation ont démarré début 2012. D’après l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes (Acipa), elles concerneraient 577 propriétaires, dont seulement une petite centaine auraient accepté un accord à l’amiable. L’Acipa ajoute, dans un communiqué, «qu’il reste à exproprier 600 hectares et 8 exploitants regroupés autour des propriétaires».

Les grévistes demandent que ces expropriations soient suspendues jusqu’à la conclusion des nombreux recours judiciaires (notamment la loi sur l’eau et les compensations environnementales).

En signe de soutien, le député européen José Bové (EELV) a passé la nuit du 25 au 26 avril avec eux.

L’Acipa a par ailleurs envoyé une délégation à Paris, le 26 avril, afin d’alerter les deux candidats à l’élection présidentielle sur la situation.

Plusieurs associations ont également manifesté leur soutien aux grévistes. Yves Lepage, président de France Nature Environnement Pays de la Loire déclare que «les porteurs du projet, concessionnaires, financiers et politiques, doivent accepter de remettre à plat l’étude du projet et prendre en compte la situation économique, sociale et environnementale actuelle, ce qui conduirait sans aucun doute à annuler la création d’un nouvel aéroport».

Le contrat de concession a été signé le 30 décembre 2010 avec la société Aéroports du Grand Ouest (AGO), associant le groupe Vinci, la chambre de commerce et d’industrie de Nantes, et les Entreprises de travaux publics de l’Ouest (voir JDLE). Le coût de la réalisation est évalué à 556 millions d’euros. Au total, il couvre 1.220 hectares déclarés d’utilité publique dont 600 ha pour la seule plate-forme aéroportuaire, selon le Syndicat mixte d’études de l’aéroport.

Le projet de construire un nouvel aéroport au nord de Nantes, avec une ouverture prévue en 2017, suscite depuis le départ de nombreuses critiques de la part d’élus, d’agriculteurs, de riverains et d’écologistes.

(1) Collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes



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