Norvège: et si les écologistes avaient la solution?

Le 07 décembre 2005 par Enerpresse
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La Norvège est un scandale énergétique. Et aimerait bien le rester. Le Royaume scandinave croule sous ses richesses en hydrocarbures, et profite de ses rivières pour produire de l’électricité propre.

Bref, on serait tenté de penser que les Vikings ne se posent pas de trop de questions sur l'avenir de leur indépendance énergétique. On ferait alors fausse route. Car le spectre de la pénurie guette. Sur les 10 dernières années, nous rappelle la direction norvégienne des ressources hydrauliques et de l'énergie (NVE), la production d'électricité a diminué de 1,1% chaque année, alors que la consommation progressait annuellement de 0,8%. Résultat : la Norvège, jadis exportatrice, doit aujourd'hui en importer.

Comment dès lors accroître la production sans que cela coûte trop cher ? Statkraft et Naturkraft essaient bien depuis 1995 de construire de nouvelles centrales, au gaz. Mais les 2 électriciens se heurtent aux Norvégiens qui refusent de voir se dégrader leurs performances climatiques, déjà abominables. Depuis 1990, les émissions de dioxyde de carbone ont progressé de 33%, soit 32% de plus que l'objectif de Kyoto. Finalement, la solution pourrait venir des ... écolos.

Dans un rapport récemment traduit en anglais, Bellona propose une audacieuse réforme du système énergétique local. Tournant le dos à ses combats passés, l'organisation écologiste accepte que 5.000 à 7.000 mégawatts (MW) thermiques soient construits. Des centrales qui devront néanmoins capturer leurs émissions de gaz carbonique et les revendre à une société étatique. Déjà baptisée Noco, celle-ci revendrait ses cargaisons à une autre société étatique, Carbon Petro. Cette dernière céderait les 17 millions de tonnes de gaz carbonique annuellement produites par les centrales électriques et quelques autres grands émetteurs aux... exploitants de plates-formes offshore. A charge pour Statoil, Norsk Hydro et leurs partenaires d'injecter le CO2 dans leurs puits, pour le séquestrer et surtout allonger la durée de vie de leurs gisements, notamment de gaz naturel. Du gaz qui serait par la suite vendu, pour partie, aux centrales électriques. Etonnante, la stratégie de Bellona permettrait non seulement d'assurer la sécurité d'approvisionnement électrique du Royaume, mais aussi de prolonger sa rente pétrolière. Sans pour autant recourir à des achats massifs de crédits d'émissions.




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