Norovirus: «Sydney» s’installe aussi aux Etats-Unis

Le 30 janvier 2013 par Romain Loury
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La même souche du norovirus a été observée en Europe et aux Etats-Unis
La même souche du norovirus a été observée en Europe et aux Etats-Unis

Les Etats-Unis sont lourdement frappés par une nouvelle souche de norovirus, baptisée «Sydney», la même que celle observée en Europe, ont révélé vendredi 25 janvier les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).

L’année 2012 aura été une année faste pour les norovirus, principaux agents de gastro-entérite. En France, le taux d’hospitalisations a atteint celui, déjà très élevé, de l’hiver 2010-11; la situation s’est montrée particulièrement critique au Royaume-Uni, où les infections à norovirus ont été près de 80% plus fréquentes fin 2012 que fin 2011 (voir le JDLE).

Le coupable semble bien être une nouvelle souche de norovirus, «Sydney», décrite pour la première fois en mars 2012 en Australie. Rien qu’en France, il serait «impliqué dans plus des trois quarts des 102 épisodes de cas groupés de gastro-entérites aigues à norovirus» recensés depuis fin octobre, indique l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Or ce nouveau norovirus semble déjà avoir franchi l’Atlantique, et manifestement pas à la rame. En décembre, il était impliqué dans 58% des cas groupés d’infections à norovirus relevés aux Etats-Unis, contre 19% en septembre, ont indiqué vendredi les CDC dans leur bulletin hebdomadaire. Comme en France, la grande majorité des cas groupés (65%) sont survenus dans des maisons de retraite, les personnes âgées figurant parmi les cibles favorites de ces pathogènes.

«Sydney» appartient au groupe II.4 des norovirus, dont une nouvelle souche émerge «tous les deux à trois ans», rappellent les CDC. L’émergence des virus II.4 -plus sévères que d’autres groupes, en nombre d’hospitalisations et de décès- «s’est souvent, mais pas toujours, accompagnée d’un nombre plus élevé de cas».

Les CDC ne se prononcent pas sur l’impact sanitaire de «Sydney», estimant qu’il «est trop tôt pour évaluer sa magnitude relative sur la saison en cours», le pic étant attendu en janvier (dont les résultats ne sont pas encore disponibles). En France comme au Royaume-Uni, le pic a eu lieu fin décembre, les gastro-entérites étant désormais à la baisse.



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