Norovirus : les promesses d’un vaccin

Le 21 décembre 2011 par Romain Loury
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Un vaccin a obtenu des résultats positifs chez l’homme contre l’infection par les norovirus, agents qui comptent parmi les principaux responsables de gastro-entérite, lors de travaux publiés dans le New England Journal of Medicine (NEJM).
 
C’est la première fois que l’on obtient des résultats contre les norovirus, qu’il s’agisse de les prévenir ou de les traiter. Et pour cause: à ce jour, aucun chercheur n’est parvenu à cultiver ces virus in vitro, et l’on ne dispose d’aucun modèle animal satisfaisant de la maladie, rappellent Robert Atmar, du Baylor College of Medicine (Houston, Texas), et ses collègues.
 
Leur étude dévoile une piste intéressante, celle d’un vaccin intranasal développé par le laboratoire américain LigoCyte. Il repose sur la technologie VLP (Virus-Like Particle), qui consiste à reconstituer une particule mimant l’enveloppe du virus, sans en contenir le génome. Un pseudo-virus capable de déclencher une réponse immunitaire, mais sans générer de maladie.
 
Les 98 volontaires de l’étude ont été répartis en deux groupes équivalents, l’un recevant le vaccin, l’autre un placebo, et ce en deux fois à trois semaines d’intervalle. Après la seconde inhalation, tous ingéraient un échantillon du virus de Norwalk, le plus fréquent des norovirus.
 
Résultat: une gastro-entérite survenait chez 37% des vaccinés, contre 70% du groupe placebo, soit une réduction de 47% du risque. L’effet était plus modeste pour les infections elles-mêmes (avant la gastro-entérite), dont le taux était réduit de 26%.
Lors d’une étude actuellement en cours, les chercheurs disent avoir obtenu une meilleure réponse immunitaire avec un type plus classique d’administration, par voie injectable, des résultats qu’il reste à confirmer en termes de protection.
 
Au-delà des participants de l’étude, tous âgés de 18 à 50 ans, il faudra évaluer ce vaccin chez les personnes les plus vulnérables au virus, à savoir les très jeunes enfants et les personnes âgées.
 
Autre hypothèse à tester, «il est possible que ce nouveau vaccin confère une meilleure protection contre les formes les plus sévères de la maladie», concluent les chercheurs.
 


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