Nord-Pas-de-Calais: l'environnement chez les Ch'tis

Le 12 mars 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Promotion des transports publics, réhabilitation des logements et reboisement réunissent les nordistes. Chasse et gestion de l’eau les divisent.

4 048 000 hab.
Densité 326 hab./km²
Superficie 12 414 km²

Président sortant: Daniel Percheron (PS)
Nombre de listes en présence: 8
Nombre de conseillers régionaux: 113
Résultats au 1er tour des listes se réclamant de l’écologie en 2004: 7,47%

Les anciens Pays-Bas français ont mal à leur environnement. Les industries lourdes fortement polluantes sont passées par là. Mais la métallurgie, la chimie, la sidérurgie ou les mines du passé n’expliquent pas tout. Fortement soutenue par une puissante industrie agro-alimentaire locale (Bonduelle), l’agriculture consomme les deux tiers de l’espace régional et a grandement fait reculer les zones humides. Berceau de la vente par correspondance et de la grande distribution (groupe Mulliez), doté d’un important réseau autoroutier et d’un accès direct au tunnel sous la Manche, la Flandre française est l’un des plus importants nœuds logistiques de l’Hexagone. La qualité de l’air s’en ressent. Le terreau est donc fertile pour les environnementalistes. Et ceux-ci sont des acteurs politiques locaux très actifs depuis le début des années 1980. De leur rang sont issues des personnalités réputées, comme Pierre Radanne (ancien président de l’Ademe), Antoine Bonduelle (membre du GIEC), Guy Hascoet (ancien ministre) ou Marie-Christine Blandin (sénatrice).

Nombre de projets à vocation environnementale recueillent l’assentiment de la plupart des formations nordistes. La mise en œuvre d’une politique tarifaire simplifiée et attractive pour les transports collectifs fait battre les cœurs des militants du Modem, du Front de Gauche, du FN, des Verts. Pour se démarquer un peu, l’UMP propose la création d’un site internet régional de promotion du covoiturage. L’accroissement du parc de logements peu consommateurs est aussi plébiscité. Le PS proposant même une prime régionale de 5000 euros pour inciter à la construction de logements BBC (consommation d’énergie inférieure à 50 kWh/m2/an). Que ce soit pour stocker du carbone, réduire les risques d’inondation ou améliorer le paysage ou développer la filière bois, tous les partis sont d’accord : il faut poursuivre le reboisement en cours de la région.

Le canal Seine nord à grand gabarit est, à la fois, soutenu par le Front de gauche, les Verts, le PS et l’UMP. Relier par le train ou un tram l’aéroport de Lesquin à Lille est un projet qui recueille les suffrages du PS, de l’UMP ou du FN. Le même parti frontiste, à l’instar du Front de gauche, du PS et des Verts soutient les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, les fameuses AMAP. La plupart des listes promeuvent évidemment le développement des transports publics et notamment ferroviaires. En revanche, seuls l’UMP et le PS entendent aider le cluster I-Trans à devenir un pôle de recherche en matière ferroviaire de réputation mondiale.

Les points de divergence sont relativement peu nombreux. Le Front national est le seul à défendre la chasse « contre les diktats de Bruxelles ». Dans la foulée, le parti d’extrême droite demande que les dates de la chasse soient désormais du ressort des régions. La défense des intérêts des chasseurs n’est pas la seule préoccupation naturaliste frontiste. Le parti à la flamme tricolore entend également soutenir les refuges pour animaux.
Partie intégrante du patrimoine régional, les wateringues ne trouvent pas beaucoup de défenseurs. Seuls les militants du Modem et des Verts promettent d’aider agriculteurs et propriétaires terriens à entretenir ces canaux anti-inondations multiséculaires.


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