Nonant-le-Pin: GDE devra évacuer les déchets de pneus

Le 20 février 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La Dreal a donné 3 mois à GDE pour évacuer les déchets de pneus.
La Dreal a donné 3 mois à GDE pour évacuer les déchets de pneus.
GDE

La DREAL a mis en demeure la société Guy Dauphin Environnement (GDE) de retirer des déchets qu'elle a déposés sur son site  contesté situé près du Haras du Pin (Orne), a-t-on appris ce 20 février auprès de la préfecture.

«La mise en demeure concerne le retrait de l'ensemble des déchets (de) pneumatiques qui ont été accumulés sur le site», où ils ne sont pas autorisés, a indiqué le service communication de la préfecture de l'Orne, interrogé par l'AFP. GDE a trois mois pour obtempérer.

Ce centre de déchets industriels a été ouvert, légalement, par GDE le 22 octobre à Nonant-le-Pin, mais il est bloqué depuis le 24 par des opposants qui redoutent qu'il ne pollue ces terres de réputation internationale pour l'élevage équin.

Le 23 janvier, un huissier mandaté par des associations avait constaté la présence sur le site de déchets non autorisés par l’arrêté de prescription, et en particulier des pneus et des ferrailles.

Le 13 février, l'avocat de GDE avait indiqué qu'en deux jours d'ouverture, la société y avait déversé quelque 1.856 tonnes de déchets.

La mise en demeure «est la constatation que GDE a entreposé des objets qui ne devaient pas être sur ce site», a commenté Jacques Carles, un des opposants.

Le centre fait depuis plusieurs mois l'objet d'une bataille juridique. Fin janvier, un médiateur, l'ingénieur général Pierre Laroche, a été nommé par le ministre de l'écologie Philippe Martin, afin qu'il «trouve une solution négociée à la situation de blocage actuelle». Quelques jours plus tard, France Nature Environnement (FNE) et le Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid) annonçaient avoir déposé plainte pour enfouissement illégal de ferrailles et de pneumatiques.

Une enquête de l'inspection du travail a par ailleurs été ouverte après la mort, dans la nuit du 10 au 11 février, d'un vigile qui s'était noyé après être accidentellement tombé dans un bassin de traitement des eaux du site.

Dans un dossier distinct, GDE et le président de son directoire, Bruce Monnier, ont été mis en examen au Mans le 5 février pour «complicité d'escroquerie» dans le pesage de déchets.

 



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