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Non conformité des analyseurs de gaz d'échappement

Le 16 décembre 2004 par Claire Avignon
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La Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) de l'Ile-de-France vient de publier les résultats d'une campagnes de contrôle des analyseurs de gaz d'échappement des garages et des centres de contrôle technique.

315 garages, représentant environ 5% du parc total francilien, ont été contrôlés entre le 4 et le 8 octobre 2004 dans les 8 départements d'Ile-de-France. Les 12 agents de la Drire ont adressé 60 avertissements et 16 procès verbaux (7 dans le Val d'Oise, 6 dans le Val de Marne et 3 dans la Seine et Marne), ce qui représente 23% des instruments testés.

Chaque année, la Drire réalise une enquête sur le contrôle de appareils de mesure. Après les pompes à essence en 2003 et les appareils de pesage des supermarchés en 2002, la "division automobile métrologie et appareils de pression" a choisi les analyseurs de gaz qui détectent les émissions de polluants des moteurs à essence et les opacimètres pour les moteurs diesel. «On a choisi cette cible, explique Jean-Baptiste Avrillier, chef de la division, car on savait qu'il y avait une possibilité pour que les garagistes ne se soumettent pas au contrôle annuel obligatoire. Mais nous sommes tout de même assez surpris du résultat.»

Tous les ans, les détenteurs d'un analyseur de gaz d'échappement doivent le soumettre à un organisme agréé qui vérifie son étalonnage. Si l'appareil de mesure ne dépasse pas l'erreur maximale tolérée, l'entreprise de contrôle pose alors une vignette verte sur l'appareil avec une date qui précise sa limite de validité. Tous les avertissements et les procès-verbaux sont dus à un dépassement de cette date. Les agents de la Drire ont posé sur les instruments une "vignette de refus" de couleur rouge qui a pour but d'informer les clients de la non validité du matériel. Les 60 avertissements concernent les garages qui ont un retard de quelques semaines: «Ils ont entre un et deux mois pour régulariser leur situation», indique Jean-Baptiste Avrillier. Les procès-verbaux ont été dressés aux garages qui ont dépassé la date de deux ou trois ans, voire plus. Si le procureur décide de poursuivre les garages concernés, ces derniers s'exposent à une amende de 450 euros.

Les garages représentent la majorité des cas de non conformité. Les centres de contrôle technique ont des résultats bien meilleurs car ils sont soumis à une obligation plus sévère de deux contrôles par an. De plus, ils utilisent leur instrument de manière beaucoup plus régulière. «Au contraire, tente d'expliquer Jean-Baptiste Avrillier, un certain nombre de garages ne s'en servent pas de manière régulière et l'oublient, même si théoriquement un contrôle doit être effectué tous les 30.000 kilomètres. Dans d'autres cas, la raison peut être financière.»

Ces appareils de mesure sont pourtant essentiels pour contrôler les rejets des véhicules du parc en circulation et s'assurer de la bonne qualité de l'air. «Un conducteur peut parfois avoir de mauvaises surprises entre les résultats de l'analyseur de gaz de son garage et ceux de son contrôleur technique conclut Jean-Baptiste Avrillier. Cela peut même mener à ce que le véhicule ne réussisse pas le contrôle technique.»




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