No fracking, just drinking

Le 22 juillet 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Au Royaume-Uni, on ne veut pas mettre de gaz dans l'eau.
Au Royaume-Uni, on ne veut pas mettre de gaz dans l'eau.

C’est sans doute parce l’eau est la matière première du thé, du whisky et de la bière que les Britanniques se montrent chatouilleux dès lors que cette ressource est menacée. Le 17 juillet dernier, Water UK a ainsi manifesté quelque inquiétude au développement annoncé de l’exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique.

Dans un communiqué, l’organisation professionnelle, qui regroupe les 26 entreprises constituant le service de l’eau outre-Manche, craint les conséquences d’une large utilisation du fracking sur les réserves d’eau douce.

A commencer par le manque de disponibilité en eau, dans un pays où les sécheresses ne sont pas rares. Imaginant qu’un millier de puits puissent être forés, en 3 à 6 ans, Jim Marshall évalue leur demande jusqu’à 2 millions de litres par jour. Une consommation qu’il ne sera pas facile de satisfaire. «Cela ne devrait pas poser de problème dans le nord-ouest, mais dans le sud-est, le stress hydrique est un vrai problème», rappelle le dirigeant de Water UK.

La question du transport de l’eau se pose donc. Or, souligne l’expert, le réseau d’aqueducs est insuffisant pour alimenter tous les coins du royaume. De plus, ce réseau pourrait être endommagé par les secousses sismiques générées par la fracturation.

Si elle ne prend pas parti pour ou contre les hydrocarbures non conventionnels, Water UK estime toutefois que leur exploitation peut être source de contamination des nappes, par les fuites de méthane, de produits chimiques ou d’eau polluée.

Une eau polluée qu’il conviendra d’ailleurs de traiter. Or, souligne l’organisation, cela ne sera pas possible partout. «Certaines compagnies ne disposent pas forcément de site adapté à ce genre d’opération.»

Deux jours après la publication du communiqué de Water UK, le gouvernement britannique proposait la mise en place du régime fiscal sur l'extraction de gaz de schiste le «plus avantageux» au monde afin de développer massivement cette ressource.

Dans un communiqué, le ministère des finances indique qu'il veut abaisser le taux d'imposition sur une partie de la production de gaz de schiste de 62%, taux appliqué au pétrole et au gaz conventionnel, à 30%.

L’administration Cameron, qui veut s'assurer que les populations locales profitent de cette manne, souhaite par ailleurs qu'au moins 100.000 livres par puits (116.000 euros), soient investis par les compagnies au bénéfice de ces populations.



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