Niveau de la mer: l’influence humaine prédomine après 1970

Le 11 avril 2016
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Une hausse inéluctable
Une hausse inéluctable
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Depuis les années 1970, la montée du niveau de la mer est très majoritairement liée au réchauffement d’origine humaine, révèle une étude publiée lundi 11 avril dans la revue Nature Climate Change.

C’est l’une des conséquences les plus redoutables du changement climatique: la montée du niveau de la mer, qui pourrait déloger des centaines de millions de personnes d’ici la fin du siècle. Lié à l’expansion thermique des océans et à la fonte des pôles, le phénomène fait encore l’objet de controverses quant à sa future ampleur. Mais selon plusieurs études récentes, les prévisions du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) pourraient être en-deçà de la réalité.

Autre incertitude, la part des variations naturelles et des facteurs humains. Publiée lundi dans Nature Climate Change, une étude menée par Aimée Slangen, de l’institut CSIRO Oceans & Atmosphere[i] à Hobart (Australie), et ses collègues livre de premières réponses pour le XXe siècle, au cours duquel le niveau des océans a augmenté de 14 à 22 centimètres.

Les chercheurs ont étudié les rôles distincts des émissions de gaz à effet de serre (GES), des aérosols (qui ont au contraire un effet refroidissant), du forçage naturel (volcans, activité solaire) et de la variabilité climatique.

72% d’origine humaine après 2000

Selon leurs calculs, 9% seulement de la montée du niveau de la mer, avant 1950, est expliquée par les facteurs humains (GES et aérosols), mais 69% après 1970, puis 72% après 2000. A l’inverse, 67% de la hausse avant 1950 est d’origine naturelle, contre seulement 9% après 1970.

Avant 1950, la plus grande partie de la montée du niveau marin s’explique par un effet retardé à la fin du petit âge glaciaire, qui s’étend du début du XIVe siècle à la fin du XIXe siècle, notent les chercheurs.

L’effet du changement climatique sur la mer peut prendre des décennies, voire des siècles, pour survenir, ce qui «montre à quel point les changements actuels du système auront des conséquences sévères pour de nombreuses générations à venir», commente Sonke Dangendorf, de l’université Siegen (Allemagne), dans un éditorial.



[i] CSIRO: Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation

 



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