Nigeria: Shell a-t-elle minoré la pollution de 2008?

Le 24 avril 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La comptabilité des fuites servira au calcul des indemnisations.
La comptabilité des fuites servira au calcul des indemnisations.

La compagnie anglo-néerlandaise est de nouveau montré du doigt. En 2008, une fissure dans un oléoduc exploité par la filiale nigériane du pétrogazier provoque une importe pollution de l’environnement lacustre, à proximité de la ville de Bodo.

Selon la compagnie, le pipeline aurait relargué 1.640 barils de brut dans la nature. Ce que conteste le Centre pour l'environnement, les droits humains et le développement, une association nigériane soutenue par Amnesty International.

S’appuyant sur une expertise vidéo (comparable à celle réalisée sur Deepwater Horizon), réalisée par le cabinet américain Accufacts, les deux ONG estiment que la conduite a, en fait, rejeté entre 103.000 et 311.000 barils.

Cette bataille de chiffres n’est pas sans importance. Plus de 10.000 habitants de Bodo ont assigné Shell devant un tribunal londonien. Or les magistrats britanniques devront calculer le montant des dommages et intérêts au prorata de l’importance de la fuite.

A en croire The Guardian, les demandeurs réclament 93 millions de livres (114 millions d’euros) de dédommagements.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus