Nicole Bricq fait montre d'optimiste pour Rio

Le 13 juin 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pour la taxe carbone, en revanche, ce sera pour plus tard.
Pour la taxe carbone, en revanche, ce sera pour plus tard.

Rio. Que de souvenirs pour Nicole Bricq. «Il y a 20 ans, j’étais conseillère au cabinet de Ségolène Royal.» Et l’actuelle ministre de l’écologie d’apporter publiquement son soutien à sa lointaine prédécesseure, malmenée par les électeurs et les réseaux sociaux. «Nous avons eu besoin d’elle, hier. Nous aurons besoin d’elle demain», commente sobrement Nicole Bricq.

Cinq jours avant son arrivée dans la seconde métropole brésilienne, la locataire de l’hôtel de Roquelaure manifeste un certain optimisme quant à l’issue du sommet planétaire.

Longtemps englué, le projet de création d’une organisation mondiale de l’environnement, cher à Jacques Chirac, semble renaître de ses cendres. «En plus du soutien de l’Union européenne, du Chili, du Cambodge et de l’Organisation de l’unité africaine, il est possible que la Chine suive», avance l’ancienne sénatrice. De même, «l’Inde ferait mouvement, me dit-on».

Bref, la transformation du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) en une véritable agence de l’ONU semble de nouveau d’actualité. «De toutes façons, la présidence brésilienne [de la conférence, ndlr] veut un succès. Elle a fixé la fin des négociations au 19 juin.» La veille de l’arrivée officielle des chefs d’état (dont François Hollande) et de gouvernement.

La ministre française espère aussi obtenir la convocation, «juste avant l’assemblée générale de l’ONU», d’un conseil ministériel du développement durable, auquel seraient associés des représentants de la société civile. Un aréopage devant lequel la France souhaite présenter le volet social dont-elle souhaite doter «l’économie verte», chère au… Pnue [JDLE].

Et à propos d’économie verte, Nicole Bricq a profité de sa conférence de presse pour faire quelques annonces.

La ministre de l’écologie entend notamment verdir un peu la future directive sur l’efficacité énergétique, actuellement en discussion à Bruxelles [JDLE].

Selon toute probabilité, la France devrait faire pression pour que le champ d’application de la rénovation des bâtiments soit plus important que celui des seuls immeubles détenus et occupés par les administrations centrales des Etats. «Cela correspond d’ailleurs aux engagements de campagne de François Hollande», rappelle-t-elle.

Autre façon de «donner l’exemple»: la taxation du carbone. «Cela fait partie de nos objectifs, confirme la ministre. Mais nous ne la ferons pas tout seuls.»

 



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