Nicolas Hulot sort du bois

Le 13 avril 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Après de longs mois de réflexion et d’hésitation, Nicolas Hulot a officialisé, ce mercredi matin 13 avril lors d’un discours prononcé à Sevra (93Seine-Saint Denis), sa candidature à la présidence de la République. Sa motivation principale est simple. Au fil de ses 35 ans voyages, l’ancien coureur du Paris-Dakar a « mesuré l’aggravation simultanée des inégalités et des destructions de la nature », partout sur la planète et y compris en France.
Souvent raillé dans les rangs conservateurs, écologistes et altermondialistes pour sa « gentillesse » et sa proximité avec le pouvoir et les dirigeants de certaines grandes entreprises (EDF, L’Oréal), l’animateur estime avoir « franchi un cap » et devoir « passer à une autre étape ».
S’il ne se fait guère d’illusion sur le fait d’être élu à la magistrature suprême, l’auteur du Syndrome du Titanic entend néanmoins proposer « au débat, pour que chacun s'en empare et en devienne l'acteur, une transformation progressive des activités et des comportements. ».
Le créateur d’Ushuaïa l’assure « Les solutions existent pour améliorer l'emploi, mieux redistribuer les richesses, installer une croissance qualitative et sélective. Des leviers existent pour engager d'autres manières de produire, de s'alimenter, de se loger, de se déplacer, pour encourager les innovations et les investissements, économiser l'énergie et les ressources naturelles, déployer la fiscalité plus équitablement et plus efficacement. Des moyens existent pour faire décroître l'empreinte écologique, protéger la santé, soustraire les biens communs à la spéculation, remettre la finance à sa place, tisser les solidarités ici et avec les pays du Sud, fortifier la démocratie. »:.
A l’image de son idole Eric Tabarly, l’initiateur du Pacte écologique ne semble plus prêt au moindre compromis. « Je le dis sans dogmatisme ni agressivité, le projet d'un nouveau modèle de développement est de mon point de vue incompatible avec les politiques que le pouvoir en place et sa majorité développent en France. » Rompant avec les amis de Jacques Chirac (qu’il a longuement tenté de convertir à l’écologie), Nicolas Hulot ne se faire guère d’illusion sur la gauche ou le centre qui ont aussi participé à la gestion du pays, ces dernières décennies.
Raison pour laquelle, il fait désormais don de sa personne et de ses idées aux électeurs.
Conséquence logique : le créateur de la fondation éponyme va démissionner, vendredi, de sa présidence. La Fondation Nicolas Hulot (FNH) s’appellera désormais Fondation pour la Nature nature et l'Homme l'homme et sera dirigée au quotidien par son actuelle directrice générale, Cécile Ostria. La présidence devrait être confiée à Pierre Sisquier, patron de l’agence de communication Ligaris, qui assurait depuis deux décennies les fonctions de vice-président de FNH.
La suite du processus est désormais entre les mains des militants d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) qui devront déterminer qui, d’Eva Joly ou de Nicolas Hulot, portera la flamme verte lors du prochain scrutin présidentiel.


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