Nicolas Hulot reprend la tête de sa fondation

Le 30 janvier 2019 par Marine Jobert
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Nicolas Hulot est de retour.
Nicolas Hulot est de retour.

Sevré de la politique, mais pas de l’action écologique, Nicolas Hulot est de retour à la tête de sa fondation. Exit Audrey Pulvar et propulsion d’Alain Grandjean à la présidence.

«Qui serait à la hauteur tout seul? Où sont mes troupes? Qui ai-je derrière moi?». La voix nouée, mais déterminé à dire les causes de son départ du ministère de la transition écologique, Nicolas Hulot avait rappelé fin août qu’isolé dans ce gouvernement productiviste, il n’avait pas pu agir véritablement contre la crise écologique. Le voilà, après 5 mois de diète médiatique, de retour à la tête de sa fondation. Parmi les siens.

Les initiatives citoyennes

Le conseil d’administration de ce 30 janvier a entériné son retour comme président d’honneur. Et l’acronyme FNH, un temps rebaptisé en ‘Fondation pour la nature et l’homme’, redevient éponyme. «Ce retour s’inscrit comme une suite logique, explique Nicolas Hulot. Je m’efforcerai plus que jamais d’être aux côtés de ceux qui font émerger les solutions pour combiner le court terme et le long terme. J’essaierai, autant que possible, de valoriser les initiatives citoyennes pour qu’elles inspirent l’action politique.»

Pulvar se tourne vers l’Afrique

C’est son camarade de route, l’économiste Alain Grandjean, qui succède à Audrey Pulvar à la présidence de la Fondation. L’ex-journaliste avait, dès les premières rumeurs de retour de l’ancien ministre, annoncé qu’elle quitterait FNH. Elle a récemment rejoint l’association ‘Paris en commun’ chargée de phosphorer sur la candidature d’Anne Hidalgo à sa réélection et compte se lancer dans des projets sur le continent africain.

Mobiliser la finance

C’est un spécialiste des problématiques de financements autour du climat qui prend donc les rênes. Fondateur du cabinet Carbone 4 avec Jean-Marc Jancovici et docteur en économie de l'environnement, il est aujourd’hui membre du Conseil économique pour le développement durable (CEDD) et membre du Haut Conseil pour le climat. «Tous les secteurs, dont la finance, doivent se mettre au service d’une transition écologique et solidaire, résolument et avec les énergies et la créativité de tous, dont les entreprises qui ont un rôle déterminant», explique le polytechnicien.

 



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