Nestlé investit dans l'environnement à Dieppe

Le 26 novembre 2004 par Christine Sévillano
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La lyophilisation des cafés Nestlé, produits par l'usine de Dieppe, nécessite un processus de réfrigération qui sera bientôt assuré par un système de refroidissement n'utilisant plus de HCFC mais de l'ammoniaque et du dioxyde de carbone, plus respectueux de l'environnement. Un investissement de 18 millions d'euros.

Le site de Nestlé, situé à Dieppe en Seine-Maritime, investit dans une nouvelle installation favorable à l'environnement. L'usine de production de café soluble et de chicoré, commercialisés sous les appellations "Nescafé" et "Ricoré", modifie en effet son système de refroidissement au R-22, un hydrochlorofluorocarbone (HCFC), gaz à effet de serre qui a aussi un impact sur la couche d'ozone. Nestlé doit se doter d'une système à l'ammoniaque et au dioxyde de carbone pour la lyophilisation du café qui réclame une congélation du produit à –40°.

Le R-22 ne devrait plus être fabriqué ni commercialisé d'ici le 1er janvier 2010 selon les termes du Protocole de Montréal sur l'appauvrissement de la couche d'ozone. "Nous voulions anticiper la réglementation et nous doter d'un système plus respectueux de l'environnement", explique Bénédicte Poinssot, directrice du site Nestlé de Dieppe. Le nouveau système de refroidissement nécessite un investissement de 18 millions d'euros. Il s'agit d'une cascade, procédé plus sûre en cas de fuites d'ammoniaque car il permet de mieux confiner cette substance. Ce dispositif a été amélioré par une innovation dont Nestlé ne veut pas divulguer la technologie pour des raisons de compétitivité. Elle assure en tout cas que la quantité d'ammoniaque utilisée dans le système est réduite. "Le projet est massif mais on ne badine pas avec la production de café lyophilisé. Elle est considérée comme stratégique pour notre société et nous ne voulons pas prendre de risques de ruptures de production au moment de l'adoption de la législation. Nous serons donc prêts", poursuit la directrice.

La région Haute-Normandie a tenu à soutenir financièrement cette initiative. Elle a accordée à l'usine une subvention de 127.000 euros car il s'agit d'un projet qui vise à améliorer l'environnement. Cette aide peut être consentie aux entreprises qui entreprennent des investissements exemplaires pour la qualité de l'air, la maîtrise des énergies, l'utilisation d'énergies renouvelables ou la gestion des déchets, mais elle ne peut excéder 15% de l'investissement initial. Le Conseil régional voulait également soutenir la technologie innovante de Nestlé sur la cascade et les économies d'énergie prévues. "Mais nous ne savons pas dans quelles proportions", explique Bénédicte Poinssot. La cascade devrait fonctionner en mars 2006, après quelques mois d'immobilisation de l'appareil de production.




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