Ne coupez pas la forêt

Le 15 juillet 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La forêt mondiale absorbe un tiers du CO2 émis par les combustibles fossiles dans l'atmosphère, selon une étude internationale qui alerte, en parallèle, sur les conséquences dramatiques de la déforestation dans le contexte du réchauffement climatique.
Si demain on arrêtait la déforestation, les forêts existantes et celles au stade de la reconstitution absorberaient alors la moitié des émissions des combustibles fossiles, souligne Joseph Canadell (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation), co-auteur de l'étude publiée par la revue américaine Science.
Les forêts de la planète absorbent 2,4 milliards de tonnes de carbone (soit près de 9 milliards de tonnes de CO2 par an) par an, selon cette première étude chiffrée de la contribution des forêts boréales, tropicales et des régions tempérées au cycle du carbone.
La déforestation, elle, est responsable de l'émission de 2,9 milliards de tonnes de carbone par an, soit environ 26% du total des émissions. Les émissions des combustibles fossiles se chiffrent, elles, à plus de 8 milliards de tonnes de carbone par an.
Portant sur la période 1990 à 2007, les données ont été compilées pendant deux ans par une équipe internationale de chercheurs experts du réchauffement climatique.
L'étude a montré que dans les régions tropicales le volume de carbone émis du fait de la déforestation a été contrebalancé par celui absorbé par les forêts primaires intactes avec, au final, un bilan carbone presque nul.
Les chercheurs ont mis en évidence que les rejets de CO2 lors de la déforestation ont été compensés par l'absorption de gaz carbonique par la repousse des forêts secondaires dans les zones où l'agriculture a été abandonnée.
Selon le chercheur australien, deux leçons principales sont à tirer de cette étude.
Les forêts ne sont pas seulement de très importants réservoirs de carbone mais elles absorbent également très activement le CO2 produit par les activités humaines, aussi les forêts prennent de plus en plus le devant de la scène dans une stratégie pour protéger notre climat, selon lui.
La seconde leçon est que les économies rendues possibles par une meilleure gestion de la forêt, en exploitant notamment les bénéfices de la réduction de la déforestation seront bien plus importantes que ce que l'on pensait.
Le patron du Global Carbon Project souligne notamment l'aspect financier dans le cadre du marché du carbone et des compensations prévues dans le mécanisme REDD+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts).
Ce mécanisme a été adopté formellement lors de la conférence de l'ONU sur le climat à Cancun (Mexique) fin 2010. Il vise à amener les pays ayant des forêts tropicales à éviter de les couper ou à les gérer de manière durable, en leur versant des compensations financières.


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