NDDL: Valls souhaite lancer le chantier à la mi-2015

Le 18 décembre 2014 par Stéphanie Senet
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Le Premier ministre balaye un peu vite les recours juridiques
Le Premier ministre balaye un peu vite les recours juridiques

A la grande surprise de la ministre de l’écologie, le Premier ministre Manuel Valls a rouvert le dossier polémique du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

Dans un entretien accordé à Ouest-France, Manuel Valls affirme que le projet de Notre-Dame-des-Landes, soutenu par les collectivités territoriales et les acteurs économiques, se fera. «Ce qui a été acté, c’est qu’il fallait attendre l’épuisement d’une série de recours et des décisions de la justice administrative. Ce sera le cas au premier semestre 2015. Après la décision du tribunal administratif, il faudra alors s’engager dans la construction de Notre-Dame-des-Landes», a ajouté le Premier ministre, anticipant la décision des juges.

Cette déclaration a logiquement réveillé la colère des écologistes. «C’est une déclaration déplacée (…) Je m’interroge sur la volonté de Manuel Valls de mettre continuellement des coups de menton à un moment où même les socialistes du conseil général de Loire-Atlantique prennent leurs distances avec ce projet», lui a répondu Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-les Verts (EELV).

«Bon courage», a simplement lancé Ségolène Royal. Invitée le 17 décembre de l’émission C à vous, la ministre de l’écologie n’était visiblement pas au courant des intentions du Premier ministre.

L’examen des 4 recours sur la loi sur l’eau et sur la destruction des espèces protégées est effectivement prévu au cours du 1er semestre 2015 au tribunal administratif de Nantes. Mais un appel et un recours devant le Conseil d’Etat sont possibles, reportant à 2017, au minimum, la fin des procédures devant les juridictions administratives. L’ancien Premier ministre et maire de Nantes Jean-Marc Ayrault avait confirmé en février 2014 que tout démarrage des travaux, démolition ou expulsion étaient suspendus avant cette échéance.

Manuel Valls a également oublié que la Commission européenne avait adressé une mise en demeure à la France, en avril dernier, pour manquement à la directive sur l’évaluation des incidences sur l’environnement dans le cadre du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

«Si le Premier ministre s’assoit sur les procédures juridiques, ça va mal finir», prévient Julien Durand, porte-parole de l’Acipa[1].

 



[1] Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes

 



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