NDDL: respecter la loi sur les espèces protégées

Le 04 octobre 2016 par Marine Jobert
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L'affiche du rassemblement du 8 octobre 2016.
L'affiche du rassemblement du 8 octobre 2016.
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A quelque chose d’un rassemblement à Notre-Dame-des-Landes, une pétition appelle l’Etat à respecter la loi sur les espèces protégées, suite à la découverte de quatre espèces oubliées par les bureaux d’études missionnées par Vinci.

Rappeler l’Etat à son devoir de respecter la loi. C’est le message adressé par une pétition signée par plus de 3.500 personnes en moins d’une semaine, alors que s’annonce un week-end de mobilisations sur la ‘zone à défendre’ au nord-ouest de Nantes, convoitée pour y construire un nouvel aéroport sur la commune de Notre-Dame-des-Landes. Lancé par les naturalistes en lutte, signé par plusieurs grands noms de l’écologie –comme Nicolas Hulot ou Allain Bougrain Dubourg-, le texte rappelle comment ce collectif informel de botanistes, ornithologues, herpétologues ou chiroptérologues a sillonné les quelque 2.000 hectares de bocage depuis janvier 2013 pour y détecter d’éventuelles espèces végétales et animales oubliées par les bureaux d’études missionnés par Vinci.

Quatre espèces protégées

Bingo: parmi les 1.500 espèces présentes sur le site -dont 130 protégées-, vivent quatre espèces animales et végétales protégées, qui n’avaient fait l’objet d’aucun recensement précédemment. «[Elles] doivent, comme les autres, réglementairement faire l’objet d’une étude écologique et d’une procédure administrative complète préalable à d’éventuels travaux d’aménagement», font valoir les signataires.

Demandes de dérogation

«Vinci, la préfecture et le ministère de l’écologie sont avisés depuis 2013 déjà de leur présence et disposent de toutes les données les concernant depuis [décembre 2015], précisait en janvier 2016 Romain Ecorchard, juriste à Bretagne Vivante, lors d’une conférence de presse consacrée à ces espèces orphelines de toute procédure. Etant donné que nous sommes dans un Etat de droit, le dossier doit être rouvert, des demandes de dérogation [pour leur destruction] doivent être déposées et les travaux ne peuvent donc commencer.»

Faire respecter la loi

Les signataires font valoir aux promoteurs du projet «et particulièrement aux élus qui le commanditent et qui font sans cesse référence à la loi et à la chose jugée pour le justifier» [les partisans du nouvel aéroport tiennent avec précision les comptes des décisions de justice au camp adverse, toutes défavorables], qu’ils ne peuvent passer outre ces découvertes qui ne font que souligner l’insuffisance des études qu’ils ont menées et qui sont pourtant censées valider la destruction des espaces naturels de la ZAD.» Et de conclure: «si l’Etat ne fait pas respecter cette loi, qui le fera?»

 

 



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