NDDL: les arrêtés «environnementaux» autorisant les travaux bientôt signés

Le 16 décembre 2013 par Marine Jobert
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Une affiche d'un collectif opposé à la construction de l'aéroport à NDDL.
Une affiche d'un collectif opposé à la construction de l'aéroport à NDDL.
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Comme un cadeau de Noël pour ses partisans… le préfet de la région Pays de la Loire a annoncé ce 16 décembre la signature imminente des arrêtés Loi sur l’eau et Espèces protégées, préludes à la construction de l'aéroport de Notre-Dame des Landes, près de Nantes. Difficile pour Christian de Lavernée de donner une date précise pour le début de ces travaux, qui consistent notamment dans le déplacement d’espèces protégées et le défrichage de zones qui accueilleront des dessertes routières. Prévus pour débuter à l'automne 2012, ils avaient été suspendus fin novembre 2012, alors que les forces de l'ordre rencontraient une forte opposition sur le terrain.

 

Courant 2014

Même sans calendrier précis –qui sera déterminé «sans se laisser imposer de contraintes ni dans le sens d'un retardement ni dans le sens d'une accélération du projet», a précisé le préfet- cette annonce témoigne de la volonté de l’Etat de clore la phase de concertation entamée sur le volet environnemental du dossier. «Le retard a déjà coûté 50 millions d'euros[1]. Il est temps de signer la fin de la récré», a commenté Jacques Auxiette, le président socialiste de la région Pays de la Loire cité par Ouest-France. Depuis Alger, Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes et fervent soutien d’un nouvel aéroport, a considéré que le projet avance «pas à pas, tranquillement et sereinement».

 

Dialogue bafoué

Le Cedpa –pour Collectif des élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame des Landes- considère que l’Etat s’est joué d’eux en proposant l’instauration d’un «dialogue». En cause, l’absence de remise à plat de la méthode de compensation, pourtant très critiquée. «Il y est certes prévu quelques mares de plus et quelques hectares supplémentaires, mais cette augmentation quantitative n’est pas à la hauteur des enjeux», estiment les élus. Autres critiques: le fait d’avoir confié l’évaluation de l’exposition au bruit ou la possibilité de réaménager l’aérogare à la Direction générale de l’aviation civile, «un service de l’Etat à la fois juge et partie et qui ne peut ni ne veut se déjuger puisqu’il a déjà justifié hier le projet de nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes». Par conséquent, ils appellent «tous ceux qui sont convaincus comme nous de l’inutilité de ce projet coûteux et destructeur à manifester à nos côtés leur refus de l’aéroport de Notre-Dame des Landes, devenu LE symbole de tous les Grands Projets Inutiles et Imposés». Une manifestation est prévue prochainement.

 

Espèces à déplacer

Les arrêtés à venir se doivent d’être suivis d’effet assez rapidement, puisque les espèces protégées doivent impérativement être déplacées par les deux maîtres d’ouvrage avant la fin de l’hiver, afin de respecter les engagements pris. Des incursions sur le terrain qui risquent de ne pas être du goût des quelque 300 personnes qui vivent sur la «ZAD» (zone à défendre) et des agriculteurs mobilisés sur les 1.000 hectares convoités. Si le préfet autorisait ces prélèvements, «ce serait la guerre», anticipe un proche du dossier.

 



[1] Il s’agirait d’une estimation du surcoût du projet lié à la concession.

 



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