NDDL: le campagnol amphibie n’est plus un obstacle aux travaux

Le 15 septembre 2016 par Marine Jobert
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Le campagnol amphibie aime les milieux humides.
Le campagnol amphibie aime les milieux humides.
©Peter Trimming

Le préfet de Loire-Atlantique autorise la capture, le déplacement et éventuellement la destruction de ce rongeur, pour réaliser l’aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes. Les opposants vont attaquer les arrêtés.

Est-ce pour purger le contentieux au plus vite ou pour border juridiquement une évacuation de la ‘zone à défendre’ (ZAD)? Le préfet de Loire-Atlantique vient de signer les deux arrêtés qui manquaient pour autoriser le déplacement de la dernière espèce protégée officiellement identifiée autour de Notre-Dame-des-Landes. Le campagnol amphibie, un rongeur inscrit sur la liste nationale des mammifères terrestres protégés depuis 2012, qui affectionne les zones humides du bocage nantais, pourra donc désormais être capturé, enlevé, transporté et éventuellement détruit, dans le cadre du chantier du nouvel aéroport projeté au nord-ouest de l’agglomération. «Ces arrêtés s’inscrivent dans la continuité des autorisations déjà délivrées pour la réalisation du projet de transfert de l’aéroport du grand ouest de Nantes à Notre-Dame-des-Landes», a fait valoir la préfecture de Loire-Atlantique dans un communiqué. «Plus rien n'empêche désormais l'évacuation de la ZAD et le démarrage des travaux», a déclaré Bruno Retailleau, président LR de la région Pays de la Loire et du syndicat mixte aéroportuaire (SMA), qui regroupe les collectivités locales finançant le transfert, aux côtés de l'Etat et de Vinci.

Arrêtés moins contraignants

La bataille autour d’Arvicola Sapidus n’est pas terminée pour autant, puisque les opposants au projet d’aéroport ont deux mois pour attaquer les arrêtés. Un recours non suspensif. «Ces deux arrêtés sont moins contraignants que les précédents puisqu’ils ne prévoient pas de périodes d’interdiction pour les déplacer», note Thomas Dubreuil, avocat des opposants, qui rappelle l’avis négatif rendu en avril 2014 par le Conseil national de la protection de nature.

Scot en consultation

Lundi 19 septembre s’ouvre la consultation publique sur le schéma de cohérence territoriale (Scot) de Nantes-Saint-Nazaire, dans lequel l’Etat a demandé au préfet d’inclure les réponses aux questions posées par l’Europe. Bruxelles reproche à l’Etat français d’avoir «saucissonné» les études d’impact et minoré les conséquences environnementales du projet. En juillet 2016, l’Autorité environnementale avait étrillé les réponses de Paris.

 



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