NDDL: Hollande, un opposant à l’aéroport?

Le 12 octobre 2016 par Marine Jobert
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Une grosse épine dans la chaussure du candidat Hollande.
Une grosse épine dans la chaussure du candidat Hollande.
DR

Un président de la République hostile à un projet pour lequel il a organisé une consultation qui s’est avérée favorable. Un Premier ministre qui pronostique chaque semestre un début imminent pour les travaux. Le dossier de NDDL continue à s’enliser.

Qui a dit qu’il pensait que le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes «ne [verrait] pas le jour»? Ce n’est pas un farouche ‘zadiste’ du bocage nantais, mais le locataire de l’Elysée. Dans un énième livre[1] de confidences à des journalistes, François Hollande fait part de son hostilité personnelle au projet, sans qu’on sache si c’est le principe même de la construction de l’aéroport ou le paquet d’ennuis politiques et sociaux allant avec qui a calmé ses ardeurs.  Des propos qui auraient été tenus en novembre 2015 et que le porte-parole du Gouvernement, Stéphane Le Foll, estime «ne plus être d’actualité.» Dont acte.

La DUP tombe début 2018

Son Premier ministre, en revanche, a réaffirmé que l’évacuation de la ZAD[2] aurait lieu «cet automne, quelques jours après un grand rassemblement sur le site de Notre-Dame-des-Landes. Ça se fera. Il ne peut pas y avoir d’autre voie. La déclaration d’utilité publique dure jusqu’en janvier 2018. Les grands travaux d’aménagement de l’aéroport, c’est à partir de 2018. Avant, il faut que les travaux de défrichement aient été lancés. Engager des travaux nécessite des moyens, des forces mobiles pour tenir ensuite le terrain et protéger Nantes et Rennes. Si ça ne se fait pas avant mars 2017, ça ne se fera jamais», a-t-il expliqué. Quelques jours plus tôt, sa collègue de l’environnement avait déclaré qu’elle n’était «pas favorable à l’évacuation par la violence de la ZAD».

Réponse de Bruxelles début 2017

En décembre 2014, Manuel Valls avait tablé sur un début des travaux mi-janvier 2015, après épuisement des recours. Des procédures dont certaines sont toujours pendantes devant la Cour administrative d’appel de Nantes ou le Conseil d’Etat et alors que devraient être bientôt déposés des recours contre les arrêtés autorisant la destruction du campagnol amphibie. En outre, la Commission européenne ne s’est toujours pas prononcée sur la pertinence de la réponse de la France aux critiques émises sur l’évaluation de l’impact environnemental du projet. Le schéma de cohérence territoriale de Nantes-Saint-Nazaire, qui inclut les précisions exigées par Bruxelles, est en consultation depuis le 19 septembre. Fin septembre, écrivait Ouest-France, l’exécutif européen aurait conseillé à la France de retenir les pelleteuses et les CRS afin d’assurer le respect des procédures convenues pour se mettre en conformité. La réponse de Bruxelles est attendue début 2017.



[1] «Un président ne devrait pas dire ça... Les Secrets d'un quinquennat», de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Stock.

[2] ZAD: zone à défendre

 



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