NDDL: consultation du public sur la destruction d’espèces protégées

Le 07 octobre 2013 par Marine Jobert
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Dans le bocage nantais.
Dans le bocage nantais.
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Vinci et la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) de Loire-Atlantique, respectivement maîtres d’ouvrage pour le futur aéroport du Grand Ouest et pour sa desserte routière, ont lancé ce 7 octobre une consultation publique dans le cadre de demandes de dérogation à la destruction d’espèces protégées. Le Comité national de protection de la nature (CNPN) avait rendu un avis favorable sur le sujet en commission plénière le 5 juillet 2012. C’est l’ordonnance du 5 août 2013 relative à la mise en œuvre du principe de participation du public défini à l'article 7 de la Charte de l'environnement qui impose que le public soit informé et consulté sur cette question. Citoyens, associations et élus de toutes obédiences ont jusqu’au 28 octobre pour potasser plus de 2.000 pages d’études et d’atlas, consultables et téléchargeables sur le site de la Dreal 44.

 

Une centaine d’espèces protégées

Dans la note de présentation, le pétitionnaire rappelle que l’analyse générale et fonctionnelle de la zone d’étude basée notamment sur la densité du maillage bocager fait apparaître la présence d’une centaine d’espèces protégées. A savoir 11 espèces d'amphibiens, 9 espèces de reptiles, 4 espèces d'insectes, 162 espèces d’oiseaux nicheurs ou migrateurs ou hivernants, 16 espèces de chiroptères, 3 espèces de mammifères terrestres et semi?aquatiques et 2 espèces végétales. Des inventaires très critiqués par le groupe des décompenseurs en lutte.

 

Compensation très critiquée

Le volet «naturaliste» est devenu central dans l’argumentaire développé par les opposants au projet d’aéroport. La commission de dialogue instaurée par Jean-Marc Ayrault avait rendu des conclusions critiques sur cette question en avril dernier. La commission souhaitait de plus amples précisions sur la méthode de compensation; les conditions de mise en œuvre et de suivi de ces mesures pour les zones humides, les espèces protégées et les terres agricoles; l’identification précise des fonctionnalités des zones humides à compenser; la définition des moyens de restauration des zones humides, la justification des équivalences; la garantie de durabilité des compensations; la clarification des moyens affectés; et enfin le calendrier et les conditions de déplacement des espèces protégées. Le collège d’experts scientifiques, qui avait évalué la méthode de compensation des incidences sur les zones humides, n’avait pas été plus tendre. La méthode de compensation était jugée d’une excessive complexité, limitant la capacité du public à «participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement», qu’exige pourtant la Charte de l’environnement. La somme colossale de documents à ingurgiter en moins de trois semaines répond-elle à cette demande? Rien n’est moins sûr.

 

 



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