NDDL: 5 nouvelles espèces pour protéger le bocage nantais?

Le 07 janvier 2016 par Camille Charly
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La pulicaire commune: l'un des 5 ennemis du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-landes.
La pulicaire commune: l'un des 5 ennemis du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-landes.
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Des naturalistes amateurs mettent en défaut les études d’impact des bureaux d’études mandatés par le promoteur du projet d’aéroport. Dans la foulée, les opposants manifesteront samedi 9 janvier, 4 jours avant que la justice ne statue sur les premières demandes d’expulsion.

Les partisans d’un nouvel aéroport au nord de l’agglomération nantaise ont 5 nouveaux ennemis: 3 plantes (la pulicaire commune, la cicendie naine et la sibthorpie d’Europe), un mammifère (le crossope aquatique) et un amphibien (le triton de Blasius). «Ces espèces protégées n’ont été ni observées, ni recherchées par les bureaux d’études» [mandatés par l’Aéroport du Grand Ouest (AGO), filiale de Vinci Airports], ironise Philippe, ingénieur écologue et membre des naturalistes en lutte, qui tenaient une conférence de presse ce jeudi 7 janvier, à Notre-Dame-des-Landes. «Un bureau a même écrit noir sur blanc que la sibthorpie d’Europe ne pouvait pas être observée sur la zone!» Au cours de leurs trois ans de travail, ce groupe informel de botanistes, ornithologues, herpétologues ou chiroptérologues a croisé la route de plus de 1.500 espèces, dont 130 protégées. «Et seulement 3 seront déplacées», rappelle Guy Bourlès, le président de la Ligue pour la protection des oiseaux en Loire-Atlantique.

Etat de droit

Quel sort devrait être réservé aux 5 nouvelles espèces protégées «découvertes» par les naturalistes en lutte? «Vinci, la préfecture et le ministère de l’écologie sont avisés depuis 2013 déjà de leur présence et disposent de toutes les données les concernant depuis un mois, précise Romain Ecorchard, juriste. Etant donné que nous sommes dans un Etat de droit, le dossier doit être rouvert, des demandes de dérogation [pour leur destruction] doivent être déposées et les travaux ne peuvent donc commencer.» Un chemin que ne semblent pas enclins à prendre les partisans de l’aéroport.

Manifestation périphérique

Ceux-ci continuent en effet leurs démarches pour évacuer la zone: des demandes d’expulsion de plusieurs fermes et de maisons situées sur l’emprise du projet d’aéroport seront examinées le 13 janvier prochain par le tribunal de grande instance de Nantes. En réponse, un encerclement de la capitale régionale est prévu samedi 9 janvier, avec vélos, piétons et près de 400 tracteurs attendus, qui devrait empêcher toute circulation sur le périphérique de Nantes pendant une partie de la journée.

 



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