Navires en fin de vie: la première convention internationale est décevante

Le 15 mai 2009 par Victor Roux-Goeken
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66 pays ont signé vendredi 15 mai la première convention sur le démantèlement des navires, rapporte l’AFP. L’Organisation maritime internationale (Omi) était réunie à Hong-Kong depuis le 11 mai pour établir cette convention.

Le recyclage des navires, réalisé le plus souvent en Turquie et dans des pays d’Asie du sud-est (Chine, Inde), expose les travailleurs à l’amiante, le mercure et autres substances dangereuses contenues dans le navire. La convention prévoit que les armateurs fournissent un inventaire des matériaux dangereux du navire avant de l’envoyer à la casse.

Plusieurs associations environnementales dénoncent un texte décevant pour l’environnement et les travailleurs, rapporte l’AFP. Le texte ne prévoit pas de mettre fin à l’échouage de navires à marée haute sur de simples plages pour les démanteler, qui ne disposent pas d’infrastructures pour limiter les risques sanitaires et environnementaux.


L’Omi a défendu la convention actuelle sans y inclure l’échouage, de peur que tous les Etats ne signent pas le texte. L’accord constitue «un très grand pas en avant en termes de santé et sécurité des travailleurs de cette industrie et pour la protection de l’environnement des navires en fin de vie», a déclaré le porte-parole de l’Omi à l’AFP.

Plus de 10.000 navires de plus de 500 tonnes ont été recyclés dans le monde entre 1990 et 2006, d’après l’Omi. Pour Platform on Shipbreaking, coalition d’ONG environnementales, humanitaires et en droit du travail créée en septembre 2005 et basée à Bruxelles, la convention constitue un «pas en arrière». D’après l’ONG, 80% des navires sont recyclés par des travailleurs mal protégés sur des plages au Bengladesh, Pakistan et en Inde.


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