Naomi Klein, la militante

Le 12 décembre 2015 par Stéphanie Senet
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L'accord de Paris ne peut pas être un succès pour Naomi Klein
L'accord de Paris ne peut pas être un succès pour Naomi Klein

Invitée à un débat organisé par Theplacetob[1], en marge de la COP 21, la militante altermondialiste Naomi Klein a affirmé, le 1er décembre, qu’elle attendait peu d’avancées de l’accord de Paris.



[1] Un espace dédié aux débats et aux bloggueurs

 

Elle est de ceux qui n’y croient pas. «Il faut arrêter de penser à cette conférence climatique comme un succès ou un échec. De toutes façons, un réchauffement climatique limité à 2°C, c’est déjà trop, cela nous met déjà en danger, comme nous l’a montré le climatologue James Hansen», tranche Naomi Klein, devant un auditoire très attentif. Deuxième argument: lorsque l’on additionne la somme des INDC[1], on ne limite le réchauffement qu’à environ 3°C à la fin du siècle.

Toute de noire vêtue, l’auteure de Tout peut changer estime a contrario que la crise climatique représente une excellente opportunité de changer de système, «afin de rendre notre monde plus équitable». Changer de système, c’est-à-dire sortir du capitalisme, pointé comme la source première du réchauffement climatique. Selon elle, il faut s’appuyer sur la démocratie pour bâtir une révolution énergétique. «Les ingénieurs nous le disent. Les énergies renouvelables sont prêtes pour couvrir nos besoins énergétiques dès 2050», poursuit-elle. Autre source d’espoir: le mouvement de désengagement des énergies fossiles, initié par 350.org aux Etats-Unis à l’automne 2012.

 

Naomi Klein en 4 dates
8 mai 1970 Naissance à Montréal (Canada)
Avril 2001 Publication de No logo (éd. Actes Sud), vendu à plus d’un million d’exemplaires
Avril 2008 Publication de La stratégie du choc, montée d’un capitalisme du désastre (éd. Actes Sud)
Mars 2015 Publication de Tout peut changer: capitalisme et changement climatique (éd. Actes Sud)

«Tout est politique»

«Dans un sens, tout est politique. C’est pourquoi le changement de gouvernement au Canada représente une étape importante, qu’il faut suivre. Mais il faut aussi nuancer l’élection de Justin Trudeau, le 4 novembre dernier, à la tête du gouvernement. S’il ne fait pas d’obstruction active face à la lutte contre le changement climatique, il n’a pas non plus montré de forte ambition sur le climat», juge celle qui s’est fait arrêter à maintes reprises pour avoir manifesté contre le projet de pipeline Keystone XL, porté par TransCanada. Un projet d’ailleurs défendu par le candidat Trudeau en campagne.

 

Une France jugée «trop répressive»

Invitée de nombreux médias français, la militante canadienne n’a pas caché sa colère contre l’interdiction de manifester prononcée par l’Etat français au lendemain des attentats. «Même Bush ne l’a pas fait après les attentats du 11 septembre», a-t-elle déclaré le 3 décembre au Grand journal de Canal +.

 



[1] Intended nationally determined contributions (contributions décidées à l’échelle nationale)

 



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