Nantes: des défauts dans les bus au gaz?

Le 23 mars 2005 par Christine Sévillano
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
volvo_7000cng
volvo_7000cng

En quatre mois, des bus dont le moteur s'accélère ont causé un certain nombre d’accidents. Une expertise judiciaire a été demandée afin de déterminer si un défaut technique en est responsable. Quant au constructeur Volvo, il devrait bientôt connaître les résultats de l'expertise de son assurance.

Les conducteurs de bus nantais se font quelques frayeurs depuis plusieurs semaines: il semble que le moteur des bus roulant au gaz accélère dans des conditions anormales. Le chauffeur n'est alors plus maître de son véhicule, selon l'organisme qui a porté l'affaire devant la justice: le syndicat Sud de la Société de transports en commun nantais (Semitan). Une expertise judiciaire ordonnée le 15 mars devra établir la cause des accidents, qui ont surtout dégradé les véhicules.

La première fois, fin 2004, un bus a accéléré sans raison apparente mais il n'y aurait pas eu de choc, selon la Semitan. Un second incident a provoqué un blessé léger et les deux dernières alertes ont eu lieu ces derniers jours: le compte-tours s'est emballé lorsque le bus était à l'arrêt et qu'il prenait des voyageurs, mais le véhicule n'a pas bougé. Les bus en cause, des Volvo 7.000 acquis par la Semitan en 2003, n'ont toutefois pas été retirés de la circulation et ceux qui ont été accidentés ont été remis en marche. «Nous ne connaissons pas les causes. Le juge a toutefois autorisé la poursuite de l'exploitation des 31 bus Volvo. Ce serait difficile de les retirer de la circulation car nous en avons besoin, mais nous agirons dans le sens des conclusions de la justice», explique Murielle Breheret de la communication de Semitan.

Le constructeur a lui-même demandé une expertise à sa compagnie d'assurance. Les boîtiers électroniques des bus, sur lesquels s'inscrivent tous les événements, ont été regardés et toutes les hypothèses vérifiées, de l'électronique aux mouvements mécaniques. «Pour l'instant, nous n'avons rien trouvé et c'est délicat car nous n'avons pas assisté aux incidents et nous ne parvenons pas à les reproduire en simulation», affirme Bernard Lancelot de la communication de Volvo Bus qui assure que si un défaut était constaté, Volvo prendrait des mesures pour l'éliminer. Aucune irrégularité n'a été notée par le constructeur pour les quelque 300 autres Volvo 7.000 roulant dans le monde. 41 ont été vendus en France: 31 à Nantes et 10 à Montbéliard, pour lesquels la société de transport n'aurait pas non plus remarqué de défaut, selon Volvo.

Les résultats de l'expertise judiciaire devraient être rendus le 15 avril.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus