Nanoparticules: découverte d’un effet indirect sur l’ADN

Le 10 novembre 2009 par Sabine Casalonga
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Une étude britannique révèle l’existence d’un effet indirect des nanoparticules qui endommageraient «à distance» l'ADN des cellules (1). Ce résultat relance les débats sur les risques des nanotechnologies alors que les Français sont actuellement consultés sur ce thème.

L’équipe de Charles Patrick Case de l’hôpital Southmead de Bristol (Royaume-Uni) a réalisé des expériences mettant en jeu des nanoparticules en alliage de cobalt-chrome d’environ 30 nanomètres de diamètre, comme celles utilisées dans des prothèses médicales de hanche. Les expériences ont montré que ces nanoparticules peuvent endommager l’ADN de cellules situées au-delà d’une barrière cellulaire (telle que celles qui protègent de nombreux organes), sans pourtant la franchir. Cet effet indirect résulterait d’un mécanisme nouvellement mis au jour, lié à la transmission de signaux entre cellules via par exemple les «canaux de communication» de la barrière.

Cependant, dans ce cas, les nanoparticules n’induisent pas la mort des cellules contrairement à ce qui se produit quand elles sont mises directement en contact avec des cellules. Ces résultats suggèrent, selon les auteurs, la nécessité de prendre en compte les effets indirects lors de l’évaluation de la toxicité des nanoparticules.

(1) «Nanoparticles can cause DNA damage across a cellular barrier» Gevdeep Bhabra et al., Nature Nanotechnology (en ligne le 5 novembre 2009)


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