Nanomatériaux: un recueil du débat public sera confié à l’Opecst

Le 21 décembre 2009 par Victor Roux-Goeken
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«Les attentes de l’opinion sont très claires sur la traçabilité de ces produits, la toxicité (à propos de laquelle les connaissances sont limitées) et la prévention», a déclaré le président de la Commission particulière du débat public sur les nanotechnologies, Jean Bergougnoux. Les membres de la CPDP ont dressé jeudi 17 décembre un bilan à mi-parcours du débat public sur les nanotechnologies.

Autre point mis en avant par le débat public: la futilité de certaines applications –dans l’habillement, utilisation de nano-argent antibactérien pour des sous-vêtements– ou leur inutilité –nanomatériaux destinés à lisser les textures dans l’alimentation…

Le bilan de mi-parcours a été réalisé au lendemain de l’expérimentation à Metz de la retransmission par internet du débat –66 connexions d’une durée moyenne d’1h40, 30 questions posées par ce biais– et la location d’une deuxième salle pour un repli tactique des intervenants en cas de débordements des débats tels qu’à Grenoble (1). L’expérience a été «considérée comme réussie» par Jean Bergougnoux.

Au final, ce débat public a-t-il un intérêt, quand son utilité même est contestée, que la réglementation est déjà en passe d’évoluer au niveau européen et grâce au projet de loi Grenelle II en France, et que le chef de l’Etat a fait de ces technologies une priorité de son grand emprunt?

«Le débat public sert d’abord à informer l’opinion de l’existence de ces produits, a expliqué le président de la CPDP. 95% de la population ne sait pas ce qu’ils sont». Si un certain nombre de points du débat relèvent d’ores et déjà du niveau européen, ne serait-ce que pour des raisons d’harmonisation du marché commun, «certaines décisions relèvent de notre souveraineté nationale, telles que le recyclage et le retraitement des déchets, ou l’exposition des travailleurs».

A l’issue du débat, prévu fin février, la CPDP réalisera un cahier des informations échangées qui comprendra tous les avis, y compris ceux du collectif Pièce et main d’œuvre et de l’association Fondation sciences citoyennes, qui s’y opposent sur le fond pour le premier, et sur la forme pour la deuxième. Une synthèse de ces avis sera ensuite adressée à l’Office parlementaire de l’évaluation des choix scientifiques et techniques (Opecst).


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