Nanomatériaux dans les aliments: l'Afoc s'inquiète

Le 29 février 2012 par Geneviève De Lacour
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Les nanomatériaux s'invitent déjà dans nos assiettes
Les nanomatériaux s'invitent déjà dans nos assiettes

L'association France ouvrière consommateurs (Afoc), association de consommateurs issue du syndicat Force ouvrière, s'inquiète, dans un communiqué publié ce 29 février, des risques potentiels induits par des produits alimentaires contenant des nanomatériaux.

L’association pointe un décalage de plusieurs années entre la mise en vente de ces produits et les résultats d'études toxicologiques. Et reconnait dans le même temps des avancées, avec les textes adoptés récemment au niveau français et européen, qui vont dans le bon sens.

Mais elle déplore que les résultats des études de toxicologie sur les premiers nanomatériaux n’interviennent que dans plusieurs années. «Pendant ce temps, les professionnels auront mis sur le marché de nouveaux nanomatériaux dont les risques ne seront étudiés que beaucoup plus tard, ce qui est contraire à la règle de prévention des risques: ’pas de données, pas de marché’», déplore l'Afoc.

L'association cite le dernier décret du 19 février qui rend obligatoire la déclaration au ministère de l'environnement des substances à l'état nanoparticulaire par les fabricants, les importateurs et les distributeurs, dès lors qu'ils produisent, importent ou distribuent au moins 100 grammes par an de cette substance (voir JDLE). Des informations qui seront ensuite mises à disposition du public.

L'Afoc évoque également le règlement européen entrant en vigueur en décembre 2014 qui prévoit le signalement, dans la liste des ingrédients alimentaires, des nanomatériaux manufacturés, c'est-à-dire fabriqués par l'homme.

Les effets sur la santé et l'environnement de structures ou particules dont l'une au moins des dimensions est comprise entre 1 et 100 nanomètres (milliardième de mètre) restent mal connus.

Les études sur leur éventuelle toxicité s'avèrent d'autant plus complexes qu'à l'échelle de quelques dizaines de nanomètres la matière acquiert des propriétés nouvelles, qui peuvent varier en fonction de la forme ou de la surface de contact des particules concernées.

Une étude publiée le 12 février par la revue Nature Nanotechnology (voir JDLE) révèle ainsi que des nanoparticules de polystyrène encapsulant les médicaments ou absorbées via l'alimentation peuvent modifier l'absorption du fer par l'intestin, voire affecter aussi celle de certaines vitamines.



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