Mortelles écrevisses américaines

Le 02 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Une terrible bataille se livre, silencieusement, sous la surface des eaux. Depuis des décennies, les rivières anglaises sont envahies par une demi-douzaine d’espèces d’écrevisses d’origine nord-américaine. La faute, sans doute, à de peu scrupuleux aquariophiles.
 
Deux de ces décapodes, l’écrevisse de Californie (Pacifastacus leniusculus) et l'écrevisse à pinces bleues (Orconectes virilis) prennent petit à petit la place de l'écrevisse à pieds blancs (Austropotamobius pallipes), la locale de l’étape.
 
Ces virulents crustacés sont particulièrement batailleurs. De plus, ils sont naturellement porteurs d’un champignon (Aphanomyces astaci) qui est l’agent de la peste des écrevisses: une mycose qui tue à coup sûr les écrevisses indigènes. Une maladie pour laquelle il n’existe ni remède, ni vaccin. Seule solution pour stopper l’épidémie: détruire les envahisseurs.
 
Pour préparer leur plan d’attaque, les techniciens de l’agence de l’environnement britannique ont doté des écrevisses US de petits émetteurs, afin de suivre leur avancée.
 
Consternation chez les biologistes: l'écrevisse à pinces bleues progresse extrêmement vite. En moyenne, les intrus remontent le cours d’eau à la vitesse de 500 mètres par mois. Pour le moment, les autorités n’ont pas trouvé la parade. Elles se contentent de sensibiliser le public au fléau à pinces. Un fléau qu’il convient de manipuler avec précaution pour ne pas favoriser la dispersion de son champignon toxique.


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