«More transparency» pour les nanotechnologies

Le 04 mai 2011 par Romain Loury
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Les consommateurs britanniques, sceptiques quant à l’usage des nanotechnologies dans l’alimentation, espèrent plus de transparence à ce sujet, selon les conclusions d’un «forum citoyen» organisé par la Food Standards Agency (FSA, selon l’acronyme anglais), en charge de la sécurité des aliments au Royaume-Uni.
 
Comme dans tout domaine industriel, les nanotechnologies [1] pourraient révolutionner l’agro-alimentaire, que ce soit l’aliment lui-même, son emballage ou leurs procédés de fabrication. Mais de nombreuses incertitudes demeurent quant à leur sécurité sanitaire, voire à l’étendue de leur usage par l’industrie.
 
Et c’est bien ce flou qui inquiète les 120 participants du forum citoyen, organisé de novembre 2010 à février 2011 par la FSA. S’estimant globalement très peu informés à ce sujet, les Britanniques se déclarent favorables à la création d’un registre des aliments concernés [2], voire à celle d’un label «n» (comme «nanotechnologies») sur ces produits.
 
Malgré leur scepticisme, ils sont loin d’être fermés à l’innovation. Tout dépend de son usage: dans l’emballage plutôt que dans l’aliment, à visée sanitaire plutôt que cosmétique. Favorables à ce que des nanoparticules soient utilisées pour réduire les teneurs en sel ou en graisses, ils le sont beaucoup moins lorsqu’il s’agit de créer de nouveaux agents de saveur ou de texture.
 
La même envie de clarté se fait sentir au sud de la Manche. En mars 2009, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa, fondue dans l’Anses [3] en 2010) appelait à la «prudence», reconnaissant qu’il était à ce jour impossible «d’évaluer l’exposition du consommateur et les risques sanitaires liés à l’ingestion de nanoparticules».
 
[1] Appelées à s’étendre dans divers domaines industriels, les nanotechnologies ont pour dénominateur commun la taille des particules impliquées, de l’ordre du nanomètre (un millionième de millimètre). En raison de leur taille, ces nanoparticules présentent des caractéristiques physico-chimiques particulières.
 
[2] L’idée d’un registre public, dans lequel les industries déclareraient leur recours aux nanotechnologies, est l’une des mesures-phares du plan «UK Nanotechnologies Strategy», lancé en mars 2010 par le gouvernement britannique.
[3] Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.


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