Montréal: les Américains veulent imposer la séquestration

Le 18 novembre 2005 par Enerpresse
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Lobbying en sous-sol. C’est un peu qu’il faut attendre de la délégation américaine à la conférence des parties de Montréal qui s’ouvre le 28 novembre.

S’appuyant sur des déclarations de Mark Maddox, le vice-secrétaire à l’Energie américain en charge des combustibles fossiles, Reuters affirme que les Etats-Unis vont proposer un nouveau moyen de réduire les émissions industrielles de gaz à effet de serre. Selon l’agence de presse, Washington proposera à la plupart des pays européens, à l’Arabie saoudite et à l’Inde de mener un important programme de capture et de séquestration du gaz carbonique. Coïncidence, c’est précisément lors du sommet de Montréal que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) rendra public un rapport spécial consacré à la séquestration. Ce document rappelle que 60% des émissions de carbone anthropiques sont imputables à moins de 8.000 grandes installations, qui toutes n’émettent pas d’effluents suffisamment concentrés en CO2 et dont toutes ne sont pas situées à proximité de couches géologiques aptes à recevoir d’importants volumes de gaz carbonique. On ne pourra pas donc injecter le dioxyde de carbone produit par tous les gros émetteurs. Résultat : selon les experts, la capture et la séquestration ne suffiront pas à compenser l’accroissement prévisible de nos émissions. Selon une note de l’Institut français du développement durable, la séquestration pourrait permettre, dans le meilleur des cas, «d’éviter 45% des émissions cumulées entre 2000 et 2050.» Mardi, lors de son audition devant une mission parlementaire, Jean Jouzel estimait plutôt ce potentiel à 20%.


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