Montparnasse: le gros du désamiantage achevé en 2009

Le 26 juin 2007 par Claire Avignon
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Montparnasse
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Lundi 25 juin, les 90 propriétaires de la tour Montparnasse (Paris) ont présenté leur plan de désamiantage dont le coût devrait dépasser 200 millions d’euros. Un montant d’autant plus élevé qu’ils ont décidé de se débarrasser de l’ensemble de l’amiante, que la réglementation l’exige ou non.

72 millions d'euros pour le désamiantage des parties communes de la tour parisienne de 59 étages. Ce à quoi s'ajoutent 38 millions d'euros de remise en état technique, et environ 2 millions d'euros de travaux par étage aux frais de chaque propriétaire, dont 0,8 million de désamiantage et 1,2 million de restructuration. Ces montants, évalués par le syndicat de copropriété appelé l'Ensemble immobilier tour Maine-Montparnasse (EITMM), doivent permettre de se débarrasser progressivement, d'ici décembre 2009, de tout l'amiante de niveau 3 (c'est-à-dire dégradé), et de la majorité de l'amiante de niveau 2 et 1 pour lesquels une simple surveillance est exigée par la réglementation. «J'espère qu'en 2011, il n'y aura plus rien», confie Jacques Hornez, l'un des copropriétaires. De quoi rassurer les 5.000 travailleurs et 600.000 touristes annuels qui respirent l'air de la tour.

L'EITMM a également annoncé que les déchets d'amiante seraient inertés (1), et non mis en centre d'enfouissement technique de classe 1. Et ce, pour un tonnage évalué à environ 70 tonnes par plateau. «Cela porte le coût du traitement à environ 2.000 euros par tonne (€/t), donc à un surcoût de 700 €/t », indique Jean-Pierre Grande, un autre représentant de l'EITMM. Le seul argument écologique n'a pas suffit à convaincre le syndic: «Il s'agit également de régler un problème juridique. Lorsqu'on met en décharge ses déchets, on en reste responsable. Que doit faire le propriétaire lorsqu'il vend son étage?», interroge Jean-Paul Grande. L'inertage répond à cette question puisqu'ainsi le propriétaire se dégage de sa responsabilité.

Autre décision qui va au-delà des obligations réglementaires: 1.000 mesures de la qualité de l'air sont réalisées annuellement pour vérifier que l'air ne comprend pas plus de 4 fibres par litre. «En cas de dépassement, nous communiquons l'information aux travailleurs», précise Xavier Lorenzo, de l'EITMM.

Cette exemplarité n'a pas toujours été de mise. L'échéance de décembre 2009 correspond à une prorogation de 36 mois de la préfecture. Le dossier technique amiante (DTA) ayant été achevé en 2003, les travaux concernant l'amiante de niveau 3 auraient dû être terminés en 2006…



(1) Procédé de vitrification qui rend inertes les déchets toxiques




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