Montée de la mer: toutes les petites îles ne prennent pas l’eau

Le 10 juillet 2015 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Les risques dépendant de la nature des roches, de la circularité, de la hauteur et de la région des îles
Les risques dépendant de la nature des roches, de la circularité, de la hauteur et de la région des îles

Coordinateur du chapitre dédié aux petites îles dans le 5ème rapport du Giec, Roger McLean montre que les effets du dérèglement climatique diffèrent fortement selon la lithologie[1], la circularité, la hauteur et la région des îles.



[1] La lithologie caractérise la nature des roches

 

«Notre projet a permis de caractériser 1.532 petites îles du Pacifique relevant de 15 pays différents. Nous avons ensuite évalué leur sensibilité au changement climatique puis élaboré un indice de sensibilité compris entre 1 et 6», explique le chercheur de l’université de Canberra (Australie). Une avancée intéressante alors que la littérature scientifique s’avère peu abondante sur l’hétérogénéité et la complexité de ces îles.

L’indicateur prend également en compte d’autres impacts que la montée du niveau de la mer, comme les ressources en eau douce, la santé humaine ou le système agricole. S’il varie sur une échelle de 5 points selon les îles, il affiche en général un indice majoritaire par pays.

Les îles dont les récifs sédimentaires sont les plus bas montrent la plus faible résistance au changement climatique. Au contraire, les îles volcaniques s’avèrent moins sensibles. Autant de résultats qui permettent d’affiner les stratégies d’adaptation dans ces zones côtières.

 

Les petites îles coralliennes moins en danger que prévu

Virginie Duvat-Magnan a lancé un pavé dans la mare. Selon cette chercheuse en géographie des littoraux tropicaux de l’université de La Rochelle, les petites îles coralliennes s’avèrent moins sensibles que prévu à la montée du niveau de la mer. «Jusqu’à 2010, les scientifiques estimaient que ces îles étaient en train de s’éroder et allaient disparaître», explique-t-elle au JDLE. «Mais c’est l’inverse qui s’est produit pour l’instant», a-t-elle relevé. Pour les quatre cinquièmes des îles coralliennes (environ 200 îles), la superficie est en effet restée stable ou a progressé au cours des 40 à 100 dernières années. «Cette résilience est due aux systèmes sédimentaires côtiers qui forment une protection naturelle à la montée du niveau de la mer», poursuit Virginie Duvat-Magnan. «Plutôt que d’imaginer des dispositifs de fortification ou des migrations massives, il serait plus approprié de renforcer les systèmes de protection naturelle».

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus