Montebourg lance la ruée vers l’or dans le Maine-et-Loire

Le 12 février 2014 par Marine Jobert
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Arnaud Montebourg, hérault des métaux "made in France".
Arnaud Montebourg, hérault des métaux "made in France".
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Son dernier communiqué de presse fleure bon l’allégresse: «Le ministre du redressement productif se réjouit d’octroyer un nouveau permis exclusif de recherche de mines d’or et d’argent à la société Variscan Mines[1] dans le département du Maine-et-Loire». C’est qu’Arnaud Montebourg nourrit de grands espoirs pour le «renouveau minier français»: c’est le deuxième permis qu’il octroie en 8 mois[2] pour prospecter des métaux en métropole. Huit autres demandes d’autorisation, déposées par 5 opérateurs différents, sont en cours d’instruction. «Ce permis participe du nouvel essor des activités minières en France (…) qui permet d’envisager d’ici quelques années le redémarrage d’une activité minière en France métropolitaine, contribuant à la création de richesses et d’emplois dans un cadre écologiquement et socialement responsable», écrit le ministère.

 

Le permis de Saint Pierre-Montlimart (Maine-et-Loire) (environ 386 kilomètres carrés) a été octroyé pour une durée de 5 ans. Il vise à l’acquisition de données sur la présence de ressources en or et en argent. Les prospections se dérouleront sur une profondeur de 500 mètres, essentiellement par des travaux de géophysique aéroportée et héliportée. Une zone pourrait s’avérer particulièrement intéressante pour le pétitionnaire: le gisement de La Bellière, de dimension modeste (10 tonnes d'or exploitées entre 1906 et 1952), «qui ne fut exploité que dans sa partie superficielle. Les nouvelles techniques permettront d'explorer le gisement et ses extensions en profondeur et ainsi de découvrir de nouvelles ressources». Ces travaux sont prévus pour durer trois ans.

 

Puis Variscan Mines consacrera deux ans à évaluer la faisabilité économique du projet d’exploitation. Car, comme le soulignait Jack Testard, son président, lors de l’entretien qu’il a accordé au Journal de l’environnement, «il faut savoir calculer tous ces coûts en amont, mais aussi savoir s’arrêter si on s’aperçoit que ça ne va pas être rentable. Sur 20 projets qu’on lance, un seul aboutit parfois». 12 millions d’euros doivent être investis dans ce projet.

 

 



[1] Cette entreprise de 5 salariés, fondée en 2010 par d'anciens ingénieurs du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), est propriété des Australiens de Platsearch.

[2] Le 17 juin dernier, un premier permis d’exploration a été délivré, pour des  mines de cuivre, zinc, plomb, or, argent et substances connexes, entre Sarthe et de Mayenne, au profit –déjà- de Variscan Mines.

 

 

 

 



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