Mont Saint-Michel: les éoliennes ont perdu leur permis de construire

Le 03 avril 2012 par Stéphanie Senet
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Exit les trois éoliennes d'Argouges
Exit les trois éoliennes d'Argouges

Les trois éoliennes qui devaient être construites à Argouges, à 22 kilomètres du Mont Saint-Michel (Manche), n’ont plus de permis de construire. Le préfet de la région Basse-Normandie a signé, aujourd’hui 3 avril, les arrêtés les annulant dans le cadre d’un périmètre d’exclusion, bientôt mis en place dans un rayon de 20 à 40 km autour de l’édifice (voir JDLE).

«Leur visibilité aurait vraiment été très minime mais à partir du moment où j’ai proposé aux élus un périmètre d’exclusion, il ne restait qu’un seul projet, celui de la société Epuron. Dès lors, j’ai été cohérent en demandant à cette société le retrait de son projet», a déclaré à l’AFP le préfet Didier Lallement. Le ministre de la culture Frédéric Mitterrand avait affirmé, en février dernier, espérer que la société retire d’elle-même son projet. Ce qu’elle a fini par faire. Selon la préfecture de région, la société estimerait que la rentabilité du projet est menacée par le coût élevé du câblage du parc éolien proposé par le gestionnaire national du réseau, ce qui ne garantit pas la pérennité de l’exploitation.

Au total, les arrêtés préfectoraux annulent quatre permis de construire, c’est-à-dire ceux des trois éoliennes et celui du poste de raccordement. Ils avaient été délivrés en 2007, puis confirmés par le tribunal administratif de Caen et par la cour administrative d’appel de Nantes. Epuron ne recevra aucun dédommagement.

L’Unesco, qui doit se prononcer en juin sur le maintien du joyau du Moyen-Age au patrimoine mondial, n’a pas demandé à l’Etat de retirer ces permis. «Lorsqu’une délégation a fait le déplacement, en novembre dernier, l’Unesco n’a rien dit de particulier. Les éoliennes n’existent pas», précise Didier Lallement.

L’abandon du projet représente toutefois un argument de plus à ajouter dans le dossier français. «Cela renforce la cohérence du dossier. L’Unesco ne peut que s’en réjouir», reconnaît le préfet de Basse-Normandie.

Cette annulation était-elle nécessaire? Le maire d’Argouges ne le pense pas. Louis Lemouland se dit déçu que l’opérateur retire son projet, pourtant éloigné du Mont, en raison de ce qu’il juge être une pression de l’Unesco. Il regrette les revenus importants qu’auraient générés les éoliennes dans sa petite commune.

Le périmètre d’exclusion des éoliennes, que préparent actuellement l’Etat et les régions Bretagne et Basse-Normandie, devrait être finalisé en septembre prochain. Il s’agit d’un ovale formant un rayon de 40 km à l’ouest et à l’est du rocher et environ 20 km au nord et au sud.

Un doute subsistait quant aux éoliennes d’Argouges à cause de leur hauteur: 90 mètres de haut alors que le périmètre d’exclusion se base sur des installations de 130 m de haut. Il est désormais levé.



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