Monoprix libère ses poules

Le 12 février 2013 par Stéphanie Senet
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L'association L214 s'est mobilisée devant les magasins Monoprix pendant plus d'un an
L'association L214 s'est mobilisée devant les magasins Monoprix pendant plus d'un an

La campagne menée pendant 15 mois par l’association de protection animale L214 (1) a porté ses fruits. L’enseigne Monoprix a en effet annoncé que les œufs commercialisés sous sa marque ne seraient plus issus de poules élevées en batterie à partir d’avril 2013.

Le communiqué de presse précise qu’au nom du bien-être animal, ses 4 marques d’œufs de batterie disparaîtront des rayons au profit d’une offre d’œufs provenant exclusivement de poules élevées en plein air ou en agriculture biologique, qui sera disponible dans les 300 magasins de l’enseigne.

C’est la première fois qu’une chaîne française de supermarchés prend ce genre d’initiative, contrairement à de nombreux distributeurs allemands, belges ou néerlandais.

La porte-parole de l’association L214 espère que l’exemple sera suivi dans l’Hexagone. «L’engagement de Monoprix est un pavé dans la mare pour les autres enseignes et les grandes marques d’œufs», insiste Brigitte Gonthière.

Cette décision répond aussi aux préoccupations des consommateurs français, dont les trois quarts affirment être prêts à payer plus cher leurs œufs s’ils ont la garantie que les poules n’ont pas été élevées en cage, selon un sondage Ifop réalisé en février 2010.

L214 ne baisse pas pour autant la garde. Après 15 mois d’actions à l’entrée des magasins Monoprix et deux ans de discussions, l’association annonce qu’elle poursuit sa campagne en direction de l’enseigne, afin qu’elle retire de ses rayons tous les œufs de batterie, y compris des grandes marques nationales. L’ONG envisage aussi d’entamer des discussions avec d’autres distributeurs.

Pour lire la caractéristique d’un œuf sur la coquille, il suffit de repérer le chiffre devançant le pays d’origine (FR pour France par exemple): 0 et 1 pour l’élevage en plein air ou bio, 2 pour l’élevage au sol ou en volière, et 3 pour l’élevage en cage.

(1) Fondée en 2008, l’association tire son nom de l’article du Code rural, qui qualifie l’animal comme «un être sensible qui doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce».



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