MON 810: la France déclenche la procédure de suspension

Le 14 janvier 2008 par Claire Avignon
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Le président de la République Nicolas Sarkozy avait promis de se prononcer rapidement, après la publication, mercredi 9 janvier, des conclusions du comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM sur le maïs génétiquement modifié MON 810. C'est finalement le Premier ministre François Fillon (UMP) qui a annoncé par un communiqué l'activation de la clause de sauvegarde, vendredi 11 janvier au soir, tard. Plus précisément, le gouvernement a décidé d'engager «la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON 810, jusqu'à la réévaluation par les instances européennes de l'autorisation de commercialisation de cet OGM.»

Le Premier ministre invoque le principe de précaution pour justifier cette décision très critiquée dans son propre camp, tant du côté du Parlement que de celui des électeurs traditionnels de la droite, les agriculteurs.

Par ailleurs, le communiqué gouvernemental rappelle «que les doutes sur cet OGM, actuellement cultivé en France, ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux.» C'est pourquoi 45 millions d'euros, «soit une multiplication par 8 des budgets actuels», vont être débloqués pour la recherche sur les biotechnologies du végétal.

Dans un communiqué publié vendredi soir, l'Alliance pour la planète s'est réjouie de cette décision: «Il s'agit enfin de la traduction concrète d'une décision prise lors du Grenelle de l'environnement, qui avait associé l'ensemble des parties prenantes, y compris les représentants de la profession agricole», note l'ONG.




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