Moins rentables que prévu les gaz de schiste US?

Le 25 août 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Hier vedette incontestée des marchés américains de l’énergie, les gaz de schiste commencent à inquiéter les marchés financiers. Coup sur coup, deux mauvaises nouvelles viennent troubler les perspectives des analystes. A commencer par une sensible révision à la baisse des réserves.
 
Selon une étude, publiée mardi par le service géologique fédéral (USGS, selon l’acronyme anglais), les réserves récupérables de gaz de schistes de Marcellus seraient bien moindres qu’annoncé précédemment. L’USGS estime, en effet, que le volume de gaz pouvant être extrait de la formation géologique qui s’étend de New York à l’Etat de Virginie atteint 2.400 milliards de mètres cubes.
 
Des chiffres très inférieurs à ceux publiés, en début d’année, par l’Agence de statistique du ministère américain de l’énergie (l’EIA): 11.611 milliards de mètres cubes! Très inférieurs aussi à ceux régulièrement mis en exergue par le Potential Gas Committee (le lobby du secteur): 10.000 milliards de mètres cubes.
 
Reconnaissant que les géologues de l’USGS étaient plus compétents que ses statisticiens, un analyste pétrolier de l’EIA a annoncé, mardi, que l’agence allait fortement revoir à la baisse ses propres estimations. Certaines sources parlent d'une réévaluation à la baisse de 80%. Ce qui devrait porter un coup aux business plans des entreprises engagées dans l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels.
 
Mais ça n’est pas tout. Le régulateur des marchés américains, la SEC, a demandé des informations détaillées supplémentaires aux entreprises utilisant le processus controversé de la fracturation hydraulique pour exploiter le gaz de schiste, rapporte jeudi le Wall Street Journal.??
 
Les demandes du gendarme de la bourse américaine incluent des précisions sur la nature des produits chimiques employés et les efforts effectués pour réduire l'impact environnemental, selon le quotidien, citant des responsables gouvernementaux.??
 
La SEC souhaite que les industriels du secteur communiquent davantage sur les risques encourus par leurs actionnaires du fait de l'utilisation de ces techniques, notamment en cas de contentieux pour pollution.??
 
Les informations transmises par les industriels à la SEC resteront toutefois pour le moment confidentielles, précise le quotidien des affaires.?


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