Moins de viande rouge, pour la santé et pour la planète

Le 19 septembre 2012 par Romain Loury
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Le menu végétarien, c'est bon pour la santé, bon pour le climat.
Le menu végétarien, c'est bon pour la santé, bon pour le climat.

Des chercheurs britanniques proposent de diminuer la consommation de viande rouge et de viande transformée, aussi bien pour la santé humaine que pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 18% des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont imputables à l’élevage de bétail, qui ne cesse de croître. Quant à la viande elle-même, qu’elle soit rouge ou transformée, elle est liée à toute une gamme de maladies chroniques, dont le cancer colorectal, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Autant d’arguments qui devraient inciter à moins en consommer, jugent Louise Aston, de l’Institute of Public Health de Cambridge, et ses collègues dans le British Medical Journal (BMJ).

Menée sur 1.724 personnes de la cohorte britannique NDNS (National Diet and Nutrition Survey), leur étude de modélisation suggère qu’il serait possible de réduire de 3% à 12,2% le taux de maladies chroniques dans le pays, selon le type de viande (rouge ou transformée).

C’est sur le cancer colorectal que l’effet serait le plus marqué, avec une baisse de 12,2% chez les hommes, de 7,7% chez les femmes. Quant au diabète, il chuterait de 12% chez les hommes, de 7,5% chez les femmes. Sans même forcer les Britanniques à se passer de viande de bœuf [1], il suffirait qu’ils réduisent d’environ 42% leur consommation moyenne de viandes rouge et transformée, en passant de 91 g à 53 g par jour chez les hommes, de 54 g à 30 g par jour chez les femmes.

Quant à l’impact environnemental de ces changements alimentaires, les chercheurs estiment que les émissions de gaz à effet de serre seraient réduites de 0,45 tonne/an d’équivalent CO2 par habitant, ou 27,8 millions de tonnes annuelles pour l’ensemble du Royaume-Uni. Soit une baisse d’un peu plus de 3% des émissions actuelles du pays, «une quantité non négligeable si l’on estime qu’il faudra s’attaquer à plusieurs sources de CO2» si le Royaume-Uni veut atteindre son objectif, celui d’une réduction de 80% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, jugent les chercheurs.

[1] L’équipe estime à 4,7% le taux de végétariens chez les hommes, à 12,3% chez les femmes.



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