Moins de retardateurs de flamme bromés dans le sang des Californiennes

Le 30 septembre 2013 par Marine Jobert
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Ces perturbateurs endocriniens sont présents dans quantité d'objets.
Ces perturbateurs endocriniens sont présents dans quantité d'objets.
DR

C’est une étude statistiquement fragile, mais qui montre pour la première fois qu’avec le temps, la présence de certains polluants peut diminuer dans l’organisme. Exemple avec deux retardateurs de flamme bromés, interdits aux Etats-Unis depuis 2004.

L’interdiction totale d’un produit finit-elle par avoir raison de l’exposition des populations? C’est à cette question que souhaitaient répondre les chercheurs américains qui ont comparé les concentrations de deux retardateurs de flamme bromés (RFB) –interdits depuis 2004 aux Etats-Unis- dans le sang de deux groupes de femmes enceintes.  En trois ans seulement, le taux de PentaBDE a chuté de 65% et ceux d’OctaBDE ont été divisés par 6. Les résultats ont été publiés dans la revue Environmental Science & Technology.

 

Perturbateur endocrinien

«Notre étude est la première à montrer les effets potentiels d’une interdiction sur la charge chimique reçue par les individus et décelable dans leur sang», explique Ami Zota, spécialisée en santé reproductive à l’université George Washington et auteure de l’étude. Certes, celle-ci comporte une limite de taille: les cohortes analysées sont petites (26 et 36 femmes dont le sang a été analysé) et n’ont pas fait l’objet d’un suivi temporel. Les échantillons sanguins proviennent d’une clinique californienne pratiquant des interruptions volontaires de grossesse. Les parturientes font partie du public particulièrement vulnérable aux RFB, puisque l’exposition in utero à ces substances utilisées dans quantité de produits de consommation courante peut causer des atteintes cérébrales, immunitaires et endocriniennes chez l’enfant à naître.

 

Déclin ou plateau?

Au vu de ces résultats, les chercheurs californiens se gardent bien de conclure à un réel déclin des RFB dans la population. L’exemple des PCBs, interdits en 1979, les rend prudents. «Les expositions aux RFB vont probablement décroître grâce à des mesures réglementaires, mais la relative stabilité des expositions aux PCBs laisse à penser que les expositions aux RFB puissent connaître un plateau et persister pendant des décennies», concluent-ils. Une prudence salutaire puisque la présence de ces substances, même à des doses faibles, peut causer des effets sanitaires.

 



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